Vivre Avec tendresse, Vivre Et donner Avec ivresse !

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Pour qui, comment quand et pourquoi ?
Contre qui ? Comment ? Contre quoi ?
C’en est assez de vos violences.
D’où venez-vous ?
Où allez-vous ?
Qui êtes-vous ?
Qui priez-vous ?
Je vous prie de faire silence.
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
S’il faut absolument qu’on soit
Contre quelqu’un ou quelque chose,
Je suis pour le soleil couchant
En haut des collines désertes.
Je suis pour les forêts profondes,
Car un enfant qui pleure,
Qu’il soit de n’importe où,
Est un enfant qui pleure,
Car un enfant qui meurt
Au bout de vos fusils
Est un enfant qui meurt.
Que c’est abominable d’avoir à choisir
Entre deux innocences !
Que c’est abominable d’avoir pour ennemis
Les rires de l’enfance !
Pour qui, comment, quand et combien ?
Contre qui ? Comment et combien ?
À en perdre le goût de vivre,
Le goût de l’eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles !
Mais pour rien, mais pour presque rien,
Pour être avec vous et c’est bien !
Et pour une rose entr’ouverte,
Et pour une respiration,
Et pour un souffle d’abandon,
Et pour ce jardin qui frissonne !
Rien avoir, mais passionnément,
Ne rien se dire éperdument,
Mais tout donner avec ivresse…..

Ne pas parler de poésie,
Ne pas parler de poésie
En écrasant les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d’une cour au murs gris
Où l’aube n’a jamais sa chance.
Contre qui, comment, contre quoi ?
Pour qui, comment, quand et pourquoi ?
Pour retrouver le goût de vivre,
Le goût de l’eau, le goût du pain
Et celui du Perlimpinpin
Dans le square des Batignolles.
Contre personne et contre rien,
Contre personne et contre rien,
Mais pour toutes les fleurs ouvertes,
Mais pour une respiration,
Mais pour un souffle d’abandon
Et pour ce jardin qui frissonne !
Et vivre passionnément,
Et ne se battre seulement
Qu’avec les feux de la tendresse
Et, riche de dépossession,
N’avoir que sa vérité,
Posséder toutes les richesses,
Ne plus parler de poésie,
Ne plus parler de poésie
Mais laisser vivre les fleurs sauvages
Et faire jouer la transparence
Au fond d’une cour aux murs gris
Où l’aube aurait enfin sa chance,
Vivre,
Vivre
Avec tendresse,
Vivre
Et donner
Avec ivresse !

Tricotons pour les poules…

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Les poules de Nicola Congdon, une Anglaise
installée dans la ville portuaire de Falmouth,
sont particulièrement choyées….

Elle accueille 60 poules pondeuses en retraite
dans sa maison. Et à l’approche de l’hiver,
elle a décidé de leur confectionner des… pulls.

Car elles n’ont presque plus de plumes
quand elles sont mises à la retraite.

La moitié de ses poules est habituée à la vie en plein-air,
les autres sont trop faibles pour se protéger du froid….

Ses créations sont si populaires,
qu’avec sa mère, elle a reçu des demandes
de la part d’autres propriétaires dans le monde entier.

L’argent récolté avec la vente des pulls
est reversé à

Orphelins Sida International en Afrique du Sud.

Bonjour « Catherine » !

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Dicton :

« Quand Sainte-Catherine au ciel fait la moue,
il faut patauger longtemps dans la boue. »

Sainte-Catherine(clic)

Sainte-Catherine est la patronne des artisans
qui utilisent une roué (potiers, fileuses, charrons, etc.),
des archivistes, des avocats, des jeunes filles,
des jeunes filles et des femmes non mariées, des juristes,
des rémouleurs, des libraires,
des mécaniciens, des meuniers, des infirmières, des philosophes,
des écoliers, des étudiants, des écrivains, des secrétaires,
des professeurs,
des théologiens et de plusieurs pays, et villes d’Europe.

Elle est invoquée pour faire fuir les araignées et pour guérir
les maladies des yeux.

À la Sainte-Cécile

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Le dicton du jour

« À la Sainte-Cécile, si on plante des pois, ils viennent comme des mâts.»

sainte Cécile(clic)

Sainte-Cécile est la patronne des musiciens
(les organistes en particulier), des académies de musique,
des compositeurs,
des facteurs d’orgues, des luthiers, des poètes et des chanteurs..

Ce patronage lui a été attribué sur la base de l’interprétation d’une phrase qui figure dans ses Actae : « Et pendant que jouaient
les orgues de la musique profane,
elle chantait secrètement dans son cœur une prière à l’attention de Jésus, son véritable époux. »

 

Tu es perdu dans les relations familiales ?
Cette petite comptine rendra tout limpide…
Mais n’oublie pas de prendre des notes !!!!!

Un dimanche au bord de l’eau

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« Un dimanche au bord de l’eau
Dans les rires et les sanglots
Je me sens un peu perdu aujourd’hui
Je me sens les cheveux gris
Si on recommençait la vie
Si on changeait d’avis…. »

« Un dimanche au bord de l’eau
Le bonheur c’est pour bientôt
On en parle comme si c’était un ami
Juste reparti chez lui
On l’attend encore aujourd’hui
A-t-il changé d’avis ? »

Chou chou du jour !

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Pas de soupe…. On verra plus tard !

Une belle coupe originale !

Façile à faire !
Avec un beau chou vert !

« La soupe aux choux mon Blaise ça parfume jusqu’au trognon,
ça fait du bien partout où qu’elle passe dans les boyaux.
Ca tient au corps, ça vous fait même des gentillesses
dans la tête. Tu veux qu’t’y dise: ça rend meilleur. »
René Fallet(clic)

Je marche dans Paris…

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Depuis Montréal où il vit,

Dany Laferrière(clic)

a lu son poème

en direct à la télévision lors de l’émission Québec Matin.

Il évoque ses souvenirs d’errance parisienne, ces petits riens
qui font la capitale, la ville des poètes François Villon
et Louis Aragon :

« Cet art de vivre qu’aucune autre ville ne connaît mieux que Paris.»

Un poème qui apporte de la douceur,
une légèreté et quelques vagues à l’âme.
La poésie, une manière de respirer……

VIA

Paris 1983

Je marche
de jour comme de nuit
dans Paris
depuis si longtemps déjà
que je me demande
qui habite l’autre
toujours ému de savoir
qu’un poète nommé Villon
l’a fait avant moi
qu’un libérateur comme Bolivar
y a séjourné en dandy
que mon jeune voisin Jean de la rue Masson
a fêté son vingtième anniversaire jusqu’à l’aube
dans un bistro situé en face
d’une petite place faiblement éclairée.
J’aime savoir qu’il existe une ville
où les femmes aiment marcher de nuit
sans s’inquiéter des ombres et aussi parce qu’on y
trouve une station de métro avant la fatigue.
J’aime flâner dans une ville où les quartiers contrastés
fleurissent au bout de nos rêves.
J’aime m’arrêter à la terrasse des cafés pour
observer le ballet des serveurs.
J’aime écouter dans le métro les conversations
des jeunes filles qui racontent la soirée d’avant.
J’aime voir les jambes nues tout le long de l’été.
Cet art de vivre qu’aucune autre ville ne connaît
mieux que Paris.
Et que personne n’a mieux chanté que Villon et Aragon
ou cette jeune fille croisée boulevard Richard-Lenoir
qui s’est exclamée: «Je me suis cassé le talon mais je m’en
fous si c’est à Paris.»
Me voilà dans cette baignoire à lire, cette fois,
Paris est une fête d’Hemingway
tout en me disant qu’elle le sera toujours quoi qu’il arrive.

(Souvenir de Dany Laferrière, Montréal, 16 novembre 2015)