Velouté de potiron

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De saison…. et de quoi vous régaler !

Ingrédients pour 4 personnes

Potiron (environ 1 kg)
3 échalotes grises
25 cl d’eau
15 cl de crème liquide
10 cl de lait
1 cuillère à café de curcuma
1 cuillère à café de noix de muscade
sel
2 cuillères à soupe de brisures de châtaignes
2 tranches de pain d’épices
35 g de beurre demi-sel
1 cube de bouillon de volaille

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Peler le potiron, le couper en morceaux.
Éplucher les échalotes et les ciseler.
Préparer le bouillon de volaille :
verser 1/4 de litre d’eau dans une casserole.
Déposer le cube.
Faire chauffer jusqu’à dissolution totale du cube.
Prélever 20 cl de bouillon.

Dans une poêle,
faire revenir les morceaux de potiron
dans 20 g de beurre demi-sel. Laisser cuire 5 minutes.

Ajouter les échalotes
puis verser le bouillon de volaille.
Assaisonner de curcuma et de noix de muscade.
Saler. Couvrir et laisser cuire 20 minutes à feu moyen.

Au bout de ce laps de temps,
verser le lait et la crème,
cuire à nouveau 10 minutes.

Découper les tranches de pain d’épices en cubes.

Dans une poêle, faire revenir les brisures de châtaignes
et les cubes de pain d’épices dans 15 g de beurre demi-sel.
Réserver au chaud.

Mixer le potiron.
Rectifier l’assaisonnement.
Verser le velouté dans une assiette creuse ou un bol.
Déposer les brisures et le pain d’épices sur le velouté.

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VIA

Le temps de vivre…

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bleuet

Il a dévalé la colline
Ses pas faisaient rouler les pierres
Là-haut entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie

Il respirait l’odeur des arbres
Avec son corps comme une forge
La lumière l’accompagnait
Et lui faisait danser son ombre

Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il a cueilli deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil

Les canons d’acier bleu crachaient
De courtes flammes de feu sec
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il est arrivé près de l’eau

Il y a plongé son visage
Il riait de joie il a bu
Pourvu qu’ils me laissent le temps
Il s’est relevé pour sauter

Pourvu qu’ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L’a foudroyé sur l’autre rive
Le sang et l’eau se sont mêlés

Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil

Le temps d’atteindre l’autre rive
Le temps de rire aux assassins
Le temps de courir vers la femme

Il avait eu le temps de vivre.

Boris Vian

Jean-Louis Aubert « Où je vis »

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Je vis à l’heure dans le coeur
D’une montre arrêtée
Le temps s’est envolé
A cessé de couler
Les jours passent comme de l’eau


A mes pieds, immobiles
De grandes roues dentelées
Semblent me regarder

L’amour
Suit son cours
Et le cours de ce jour
Le maître a dit « Aimez »

La rivière chante quand je chante
La nuit va s’allonger
Au fond de la vallée
Où le jour l’a quitté
Des lions dorment à mes pieds
Près du feu, allongés
Près d’un loup solitaire
Qu’ils aiment comme un frère

L’amour
Suit son cours
Et le cours à ce jour
Le maître dit « Respirez »

Au loin ils passent des trains
Qui jamais ne m’emmènent
Dans la gare oubliée
La vie, les souvenirs
En vain chante ce train
Et je sais où il mène
Dans la gare désertée
J’entends notre avenir

L’amour
Suit son cours
Et le cours à ce jour
Le maître a dit « Restez »

Les saules coulent des branches
Qui doucement se penchent
Sous les lueurs du ciel
Tendrement reflétées
Ici parfois une rose
Semble dire quelque chose
De chuchoter au coeur
Mais seulement quand elle ose
Pas besoin d’autre chose
Quand se taisent ecchymoses
Ne pense plus à ces choses
C’est là que tu te poses
Ton voyage
T’alourdit
Oiseau du paradis
Et le cours d’aujourd’hui
C’est « Va donc la retrouver »

« Va donc la retrouver »
« Va la retrouver »
« Va la retrouver »