Et tourne… tourne..

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Le moulin à vent
Tout coloré
Nouvel hôte de la campagne
Il tourne, il tourne…

Concurrent de la girouette
sur le toit du hangar
Il m’appelle
Avec ses crissements discrets…

Le vent le fouette
Douce pirouette
Ou virulent
selon le temps !

Le vent qui réveille
Tout en caresse
Ou stimulant..
Selon le rythme
des quatre saisons

Mais

Tout ça n’est que du vent…

28 Mai 2020

PLEIN ECRAN

 

 

Billet d’humour de Jean d’Ormesson

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«Myope comme une taupe», «rusé comme un
renard» «serrés comme des sardines»… les
termes empruntés au monde animal ne se
retrouvent pas seulement dans les fables de
La Fontaine, ils sont partout.

La preuve: que vous soyez fier comme un
coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne,
malin comme un singe ou simplement chaud lapin,
vous êtes tous, un jour ou l’autre,
devenu chèvre pour une caille
aux yeux de biche.

Vous arrivez à votre premier rendez-vous
fier comme un paon et frais comme un gardon
et là , … pas un chat !
Vous faites le pied de grue,
vous demandant si cette bécasse vous a réellement
posé un lapin.

Il y a anguille sous roche et pourtant
le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard,
la tête de linotte avec qui vous êtes copain
comme cochon, vous l’a certifié:
cette poule a du chien, une vraie panthère

C’est sûr, vous serez un crapaud mort
d’amour. Mais tout de même, elle vous traite
comme un chien.
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois
quand finalement la fine mouche arrive.

Bon, vous vous dites que dix minutes de
retard, il n’y a pas de quoi casser trois pattes
à un canard.
Sauf que la fameuse souris,
malgré son cou de cygne et sa crinière de lion
est en fait aussi plate qu’une limande, myope
comme une taupe, elle souffle comme un phoque
et rit comme une baleine.
Une vraie peau de vache, quoi !

Et vous, vous êtes fait comme un rat.
Vous roulez des yeux de merlan frit,
vous êtes rouge comme une écrevisse,
mais vous restez muet comme une carpe.
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez,
mais vous sautez du coq à l’âne et finissez par
noyer le poisson.

Vous avez le cafard, l’envie vous prend de
pleurer comme un veau (ou de verser
des larmes de crocodile, c’est selon).
Vous finissez par prendre le taureau
par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval
qui vous permet de filer comme un lièvre.

C’est pas que vous êtes une poule mouillée,
vous ne voulez pas être le dindon de la farce.

Vous avez beau être doux comme un agneau
sous vos airs d’ours mal léché,
faut pas vous prendre pour un pigeon
car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.

Et puis, ça aurait servi à quoi
de se regarder comme des chiens de faïence.

Après tout, revenons à nos moutons:
vous avez maintenant une faim de loup,
l’envie de dormir comme un loir
et surtout
vous avez d’autres chats à fouetter. !

Jean d'Ormesson italia.jpg