« Au fond du parc, dans une ombre indécise, Il est un banc, solitaire et moussu, Où l’on croit voir la Rêverie assise, Triste et songeant à quelque amour déçu. Le Souvenir dans les arbres murmure, Se racontant les bonheurs expiés ; Et, comme un pleur, de la grêle ramure Une feuille tombe à vos pieds.«
« Levez les yeux ! C’est moi qui passe sur vos têtes, Diaphane et léger, libre dans le ciel pur ; L’aile ouverte, attendant le souffle des tempêtes, Je plonge et nage en plein azur. »
« Il lui disait : « Vois-tu, si tous deux nous pouvions, L’âme pleine de foi, le coeur plein de rayons, Ivres de douce extase et de mélancolie, Rompre les mille noeuds dont la ville nous lie ; Si nous pouvions quitter ce Paris triste et fou, Nous fuirions ; nous irions quelque part, n’importe où, Chercher loin des vains bruits, loin des haines jalouses, Un coin où nous aurions des arbres, des pelouses ; Une maison petite avec des fleurs, un peu De solitude, un peu de silence, un ciel bleu, La chanson d’un oiseau qui sur le toit se pose, De l’ombre ; — et quel besoin avons-nous d’autre chose ? »
Pierre Chêne est un auteur-compositeur-interprète, conteur et ventriloque français. Il chante pour les enfants depuis 1976. Il a enregistré 9 albums depuis 1978.
Il a écrit et composé une chanson dédiée à la mémoire de Georges Brassens
(Brassens est mort et c’est l’automne) où il évoque de nombreuses chansons de l’artiste.
De toutes les belles choses Qui nous manquent en hiver, Qu’aimez-vous mieux ? –
Moi, les roses …
– Moi, l’aspect d’un beau pré vert ; – Moi, la moisson blondissante, Chevelure des sillons ; – Moi, le rossignol qui chante ; – Et moi, les beaux papillons !
Le papillon, fleur sans tige, Qui voltige, Que l’on cueille en un réseau ; Dans la nature infinie, Harmonie Entre la plante et l’oiseau !…