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16 lundi Fév 2026
16 lundi Fév 2026
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27 mardi Jan 2026
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Quand on est chat on n’est pas vache
on ne regarde pas passer les trains
en mâchant les pâquerettes avec entrain
on reste derrière ses moustaches
(quand on est chat, on est chat)
Quand on est chat on n’est pas chien
On ne lèche pas les vilains moches
parce qu’ils ont du sucre plein les poches
on ne brûle pas d’amour pour son prochain
(quand on est chat, on n’est pas chien)
On passe l’hiver sur le radiateur
à se chauffer doucement la fourrure
Au printemps on monte sur les toits
pour faire taire les sales oiseaux
On est celui qui s’en va tout seul
et pour qui tous les chemins se valent
(quand on est chat, on est chat)
08 jeudi Jan 2026
Lyon, ce matin… Clic pour agrandir la photo

Hé oui, je sais bien qu’il fait froid,
Que le ciel est tout de travers ;
Je sais que ni la primevère
Ni l’agneau ne sont encor là.
La terre tourne ; il reviendra,
Le printemps, sur son cheval vert.
Que ferait le bois sans pivert,
Le petit jardin sans lilas ?
Oui, tout passe, même l’hiver,
Je le sais par mon petit doigt
Que je garde toujours en l’air…
13 samedi Déc 2025
06 samedi Déc 2025
Posted in PHOTOS, POEMES, SUR CES MOTS ....
01 lundi Déc 2025
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Clic pour agrandir
On dirait que l’hiver tombe ;
Tous les toits sont déjà gris ;
Il pleut deux ou trois colombes,
Et c’est aussitôt la nuit.
Un seul arbre, comme un clou,
Tient le jardin bien au sol.
Les ombres font sur les joues
Comme des oiseaux qui volent.
L’air est plein d’étoiles blanches,
La Noël est pour lundi.
Qu’il sera long le dimanche
Que nous passerons ici !
Maurice Carême
20 mercredi Août 2025
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VIA : Eduardo Salzane
« Elle avait un jardinier pour ami
Qui ne jurait que par les fruits,
Et l’affublait en toutes saisons
De fruitiers surnoms !
De ma tendre pêche à mon petit abricot,
De ma douce pomme à ma jolie noix de coco…
Tous les fruits sans exception
Remplaçaient en tous temps, son prénom !
Une nuit, elle rêva de son jardinier
Assis au milieu de son verger,
Admirant le fruit défendu
Qu’elle était devenu…
Ne pouvant résister plus longtemps,
Il la cueillit, la déposa délicatement
Sur un lit de feuilles dorées
Et contre elle vint se coucher…
Au comble de l’excitation
De sentir contre lui l’objet de sa passion,
La couvrant de caresses, de baisers,
Emporté par l’ivresse de la posséder
Il se fit de plus en plus ardent,
La serrant, la serrant…
Et la belle qui ne voulait point finir sa vie
En fruit pressé, supplia son ami
De la laisser respirer, par pitié…
Mais c’est alors que n’y tenant plus…
Il la croqua… toute crue !
Et…
Elle se réveilla, affolée,
Gesticulant en tous sens, le souffle coupé,
Baignée de sueur au milieu du lit,
Pendant que réveillé par ce charivari
La voix toute ensommeillée, il lui dit :
Qui y a-t-il mon petit grain de raisin,
Voudrais-tu un câlin
Pour chasser ces mauvais rêves,
Et que sans trêve
Jusqu’à l’aurore
Je te dévore ?
Alors là… c’en ‘était trop…
La belle ne fit qu’un saut,
Pris sa couverture, son oreiller,
Et s’en alla finir sa nuit sur le canapé…
Devant le regard ébahi
De son jardinier qui jamais ne comprit,
Pourquoi il lui fût interdit désormais
De l’appeler autrement que par son prénom, Aimée !«
09 mercredi Juil 2025
Posted in ANNIVERSAIRE, POEMES
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Le temps d’un cri
C’est le temps qui commence
Le temps d’un rire
Et se passe l’enfance
Le temps d’aimer
Ce que dure l’été
Le temps d’après
Déjà time is money
Le temps trop plein
Et plus le temps de rien
Le temps d’automne
Il est là. Long d’une aune
Le temps en gris
Tout de regrets bâti
Le temps d’hiver
Faut le temps de s’y faire
Et trois p’tits tours
C’est le compte à rebours

13 vendredi Juin 2025
L’évolution d’une fraise…..

« Et oui ! Je le sais bien !
Je n’emporterai rien,
Pas même l’ombre d’un nuage.
Mais qu’elle est belle, dans ma main,
Cette fraise sauvage ! »
Maurice Carême

« Les fraises sur le plat de blanche porcelaine
gardent la fraîche odeur de l’aube sur la plaine,
des branches, de la mousse et des sources glacées.
Sur la nappe j’ai mis ton bouquet de pensées
et tandis que les yeux pensifs tu te recueilles,
ce soir grave, je vois glisser entre les feuilles
la lune comme dans les vieilles élégies.
Un souffle tiède et pur caresse les bougies
et berce la glycine et les roses blafardes
et la tonnelle. Prends des fraises. Tu regardes
au champagne doré le sucre se dissoudre ;
le temps sur nos cheveux verse du sucre en poudre
et j’aurai quelque jour de larges mèches blanches.
Mais qu’importe ! ce soir vers moi si tu te penches
sans crainte de l’automne et des feuilles rougies
et si pour mes baisers tu souffles les bougies. »

Quand vous sucrerez…. les fraises…..

Même celles là je les adore !



10 mardi Juin 2025
Posted in POEMES, SUR CES MOTS ....
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« Je passerai l’été dans l’herbe, sur le dos,
La nuque dans les mains, les paupières mi-closes,
Sans mêler un soupir à l’haleine des roses
Ni troubler le sommeil léger des clairs échos.
Sans peur je livrerai mon sang, ma chair, mes os,
Mon être, au cours de l’heure et des métamorphoses,
Calme et laissant la foule innombrable des causes
Dans l’ordre universel assurer mon repos.
Sous le pavillon d’or que le soleil déploie,
Mes yeux boiront l’éther, dont l’immuable joie
Filtrera dans mon âme au travers de mes cils,
Et je dirai, songeant aux hommes : « Que font-ils ? »
Et le ressouvenir des amours et des haines
Me bercera, pareil au bruit des mers lointaines. »