En collaboration avec le Festival d’Opéra du Québec, TFO (une station canadienne de langue française éducative et culturelle
de la télévision publique)
fait connaître l’opéra au public en l’invitant à essayer un nouvel instrument interactif,
jamais vu auparavant….
Un clavier géant animé par les pieds…des artistes d’opéra
qui chantent les notes correspondantes
aux diverses touches…
« Ce n’est que le petit bout de la queue du chat Qui vous électrise Ce n’est que le petit bout de la queue du chat Qui a fait ce bruit là Non l’esprit n’est pas encore là Unissons nos fluides Et recommençons nos ébats Que le chat gâcha. »
Pilgerchor de l’opéra Tannhäuser de Wagner joué par le musicien, chanteur,
compositeur et blogueur David Stingl avec des bouteilles
de bière, mirlitons, et vuvuzelas.
« Racine carrée », l’album de Stromae est sorti lundi…
Après le succès immense d’Alors on danse
ou de Te Quiero,
le deuxième et nouvel album du chanteur-compositeur Stromae, Racine carrée,
remplit ses promesses et confirme le talent du Belge.
Le Québec d’autrefois – (1962) JACK MONOLOY – (Paroles et musique: Gilles Vigneault)
Jack Monoloy aimait une blanche
Jack Monoloy était Indien
Il la voyait tous les dimanches
Mais les parents n’en savaient rien.
REFRAIN: Tous les bouleaux de la rivière Mingan Tous les bouleaux s’en rappellent La Mariouche elle était belle Jack Monoloy était fringant. «Jack Jack Jack Jack» Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles «Monoloy» disait le vent La Mariouche est pour un blanc.
Avait écrit au couteau de chasse Le nom de sa belle sur les bouleaux Un jour, on a suivi leur trace On les a vus au bord de l’eau
REFRAIN: Tous les bouleaux de la rivière Mingan Tous les bouleaux s’en rappellent La Mariouche elle était belle Jack Monoloy était fringant. «Jack Jack Jack Jack» Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles «Monoloy» disait le vent La Mariouche est pour un blanc.
Jack Monoloy est à sa peine. La Mariouche est au couvent. Et la rivière coule à peine Un peu plus lentement qu’avant.
REFRAIN: Tous les bouleaux de la rivière Mingan Tous les bouleaux s’en rappellent La Mariouche elle était belle Jack Monoloy était fringant. «Jack Jack Jack Jack» Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles «Monoloy» disait le vent La Mariouche est pour un blanc.
Jack Monoloy, Dieu ait son âme En plein soleil dimanche matin En canot blanc du haut de la dam Il a sauté dans son destin.
REFRAIN: Tous les bouleaux de la rivière Mingan Tous les bouleaux ont mémoire Et leur écorce est toute noire Depuis que Monoloy a sacré le camp. «Jack Jack Jack Jack» Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles «Monoloy» disait le vent La Mariouche est pour un blanc.
La Mariouche est au village Jack Monoloy est au fond de l’eau À voir flotter sur les nuages Et les canots et les billots.
REFRAIN: Tous les bouleaux de la rivière Mingan Tous les bouleaux s’en rappellent La Mariouche elle était belle Jack Monoloy était fringant. «Jack Jack Jack Jack» Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles «Monoloy» disait le vent La Mariouche est pour un blanc.
Suicide du chanteur Nino Ferrer, interprète des tubes des années 60 et 70, Mirza, Le Sud ou encoreLes cornichons..
Le Sud
C´est un endroit qui ressemble à la Louisiane
A l´Italie
Il y a du linge étendu sur la terrasse
Et c´est joli
On dirait le Sud Le temps dure longtemps Et la vie sûrement Plus d´un million d´années Et toujours en été.
Il y a plein d´enfants qui se roulent sur la pelouse Il y a plein de chiens Il y a même un chat, une tortue, des poissons rouges Il ne manque rien
On dirait le Sud Le temps dure longtemps Et la vie sûrement Plus d´un million d´années Et toujours en été.
Un jour ou l´autre il faudra qu´il y ait la guerre On le sait bien On n´aime pas ça, mais on ne sait pas quoi faire On dit c´est le destin
Tant pis pour le Sud C´était pourtant bien On aurait pu vivre Plus d´un million d´années Et toujours en été.
La maison près de la fontaine, Couverte de vigne vierge et de toiles d’araignées, Sentait la confiture et le désordre et l’obscurité, L’automne, L’enfance, L’éternité . . .
Autour il y avait le silence, Les guêpes et les nids des oiseaux, On allait à la pêche aux écrevisses Avec Monsieur le curé, On se baignait tout nus, tout noirs, Avec les petites filles et les canards . . .
La maison près des H.L.M. A fait place à l’usine et au supermarché, Les arbres ont disparu, mais ça sent l’hydrogène Sulfuré, L’essence, La guerre, La société . . .
Ce n’est pas si mal, Et c’est normal, C’est le progrès.
Aujourd’hui c’est dimanche, et comme tous les dimanches
Le temps s’est arrêté, il hésite il se penche
Entre l’écho d’hier, et les bribes de demain
Le tac-tic de l’horloge, et c’est l’heure de plus rien
Quand la tête s’embrume, ce sont les pieds qui pensent
Ils veulent comme d’habitude, leur balade du dimanche
Et qu’importe l’Ev’rest, dans cette activité
Ce qui compte c’est le geste, et pas le déniv’lé
Les K-ways sont en boule, et balancent sur les hanches
De cette étrange foule de prom’neurs du dimanche
Tout c’la donne un p’tit air « Roche de Solutré »
Y a toujours devant nous un vieux qui traîne les pieds
Les enfants font le guerre avec des branches cassées
Dans les blockhaus qui naguère attendaient les Anglais
On entend les appels de la famille Machin
Qui a perdu dans l’affaire le petit Jean-Damien
Sur les chemins de terre sont plantés des bancs pour
Y déposer Grand-Mère, qu’on prendra au retour
Et sans notre doyenne, la balade continue
Sur une cadence moyenne légèrement au-dessus
Il faut tout en marchant, protéger ses arrières
Car les chiens et leurs truffes ont l’âme aventurière
On les sort de leurs niches pour tester des crois’ments
Imagine un caniche et un berger allemand
Plus loin les premiers signes, on approche de la fin
L’odeur de la cuisine entre deux tranches de pain
La bataille légendaire à coups de branches cassées
S’est conclue par unr trêve après une bonne râclée
Au bout d’une falaise, la terre dépose les armes
Et notre balade s’achève devant le royaume des vagues
Entre l’écho d’hier, et les bribes de demain
La chanson de la mer, et c’est l’heure d’être bien