« Un dimanche au bord de l’eau Dans les rires et les sanglots Je me sens un peu perdu aujourd’hui Je me sens les cheveux gris Si on recommençait la vie Si on changeait d’avis…. »
« Un dimanche au bord de l’eau Le bonheur c’est pour bientôt On en parle comme si c’était un ami Juste reparti chez lui On l’attend encore aujourd’hui A-t-il changé d’avis ? »
« La soupe aux choux mon Blaise ça parfume jusqu’au trognon, ça fait du bien partout où qu’elle passe dans les boyaux. Ca tient au corps, ça vous fait même des gentillesses dans la tête. Tu veux qu’t’y dise: ça rend meilleur. » René Fallet(clic)
Je marche de jour comme de nuit dans Paris depuis si longtemps déjà que je me demande qui habite l’autre toujours ému de savoir qu’un poète nommé Villon l’a fait avant moi qu’un libérateur comme Bolivar y a séjourné en dandy que mon jeune voisin Jean de la rue Masson a fêté son vingtième anniversaire jusqu’à l’aube dans un bistro situé en face d’une petite place faiblement éclairée. J’aime savoir qu’il existe une ville où les femmes aiment marcher de nuit sans s’inquiéter des ombres et aussi parce qu’on y trouve une station de métro avant la fatigue. J’aime flâner dans une ville où les quartiers contrastés fleurissent au bout de nos rêves. J’aime m’arrêter à la terrasse des cafés pour observer le ballet des serveurs. J’aime écouter dans le métro les conversations des jeunes filles qui racontent la soirée d’avant. J’aime voir les jambes nues tout le long de l’été. Cet art de vivre qu’aucune autre ville ne connaît mieux que Paris. Et que personne n’a mieux chanté que Villon et Aragon ou cette jeune fille croisée boulevard Richard-Lenoir qui s’est exclamée: «Je me suis cassé le talon mais je m’en fous si c’est à Paris.» Me voilà dans cette baignoire à lire, cette fois, Paris est une fête d’Hemingway tout en me disant qu’elle le sera toujours quoi qu’il arrive.
(Souvenir de Dany Laferrière, Montréal, 16 novembre 2015)
« Impossible de te dire ton âge, il change tout le temps. » Alphonse Allais
« On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime Par peur de les gêner, qu’on les aime On ne leur dit jamais assez Que sans eux, sans « elle » On ne serait même pas la moitié de nous-mêmes. »
« Ces parents, ces amis, ces femmes qu’on affectionne Avec lesquels on dort, on dîne, on parle au téléphone Souvent quand nos regards se croisent Y’a comme une chaleur Mais de là à en faire des phrases Trop de pudeur, trop de pudeur.
On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime Par peur de les gêner, qu’on les aime On ne leur dit jamais assez Que sans eux, sans elles On ne serait même pas la moitié de nous-mêmes.
Avant de nous dire au revoir, marcher à l’ombre Avant que sur notre histoire, le rideau tombe J’veux déclarer à tout c’ petit monde qui m’entoure : La vie, la vie serait d’un sombre sans vous autour
Vous tous autour.
On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime Par peur de les gêner, qu’on les aime On ne leur dit jamais assez Que sans eux, sans elles On ne serait même pas la moitié de nous-mêmes.
Qu’y a-t-il de plus important ? La raison ou les sentiments ?
On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime On ne leur dit jamais assez Qu’on les aime.
« Au cours de l’été 1957, Hemingway commença à travailler sur les «Vignettes parisiennes», comme il appelait alors Paris est une fête. Il y travailla à Cuba et à Ketchum, et emporta même le manuscrit avec lui en Espagne pendant l’été 59, puis à Paris, à l’automne de cette même année. Le livre, qui resta inachevé, fut publié de manière posthume en 1964. Pendant les trois années, ou presque, qui s’écoulent entre la mort de l’auteur et la première publication, le manuscrit subit d’importants amendements de la main des éditeurs. Se trouve aujourd’hui restitué et présenté pour la première fois le texte manuscrit original tel qu’il était au moment de la mort de l’écrivain en 1961. Ainsi, «Le poisson-pilote et les riches», l’un des textes les plus personnels et intéressants, retrouve ici ces passages, supprimés par les premiers éditeurs, dans lesquels Hemingway assume la responsabilité d’une rupture amoureuse, exprime ses remords ou encore parle de «l’incroyable bonheur» qu’il connut avec Pauline, sa deuxième épouse. Quant à «Nada y pues nada», autre texte inédit et capital, écrit en trois jours en 1961, il est le reflet de l’état d’esprit de l’écrivain au moment de la rédaction, trois semaines seulement avant une tentative de suicide. Hemingway y déclare qu’il était né pour écrire, qu’il «avait écrit et qu’il écrirait encore»… »
Un voyage dans Paris, dans le Paris des années 20…..
«Paris est une fête», l’hommage d’Hemingway au Paris des années folles est relu, cité, recommandé et s’arrache dans les librairies……
La nuit n’est jamais complète. Il y a toujours puisque je le dis, Puisque je l’affirme, Au bout du chagrin, une fenêtre ouverte, une fenêtre éclairée. Il y a toujours un rêve qui veille, désir à combler, faim à satisfaire, un cœur généreux, une main tendue, une main ouverte, des yeux attentifs, une vie : la vie à se partager.