Est-ce que le temps est beau ? Se demandait l’escargot Car, pour moi, s’il faisait beau C’est qu’il ferait vilain temps. J’aime qu’il tombe de l’eau, Voilà mon tempérament.
Combien de gens, et sans coquille, N’aiment pas que le soleil brille. Il est caché ? Il reviendra ! L’escargot ? On le mangera.
« On dit qu’avant d’entrer dans la mer, une rivière tremble de peur. Elle regarde en arrière le chemin qu’elle a parcouru, depuis les sommets, les montagnes, la longue route sinueuse qui traverse des forêts et des villages, et voit devant elle un océan si vaste qu’y pénétrer ne parait rien d’autre que devoir disparaître à jamais. Mais il n’y a pas d’autre moyen. La rivière ne peut pas revenir en arrière. Personne ne peut revenir en arrière. Revenir en arrière est impossible dans l’existence. La rivière a besoin de prendre le risque et d’entrer dans l’océan. Ce n’est qu’en entrant dans l’océan que la peur disparaîtra, parce que c’est alors seulement que la rivière saura qu’il ne s’agit pas de disparaître dans l’océan, mais de devenir océan. »
Et oui… il est tellement bon ce gâteau que j’ai fait ce week-end .
Il faut :
1 sachet de levure 2 pommes 250 g de farine 1 citron 130 g de sucre semoule 3 oeufs 140 g de confiture d’abricot 10 cl d’huile
Fouetter les oeufs avec le sucre Ajouter le zeste râpé du citron Mettre l’huile et la levure Bien mélanger Ajouter la farine Mélanger Trancher finement les pommes Huiler et fariner le moule
Mettre une partie de la pâte Ajouter la confiture et l’étaler Recouvrir de la pâte restante Mettre les pommes en surface
30 à 40 minutes au four 180°
Laisser refroidir un peu avant de démouler.
« Ah ! mange-moi, dit la pomme, puisque c’est là mon destin; par testament je te nomme héritier de mes pépins.
Tu les mettras dans la terre Vers le mois de février, Il en sortira, j’espère, De jolis petits pommiers. »
La vie ne se résume pas à marche ou crève Voilà pourquoi les travailleurs se mettent en grève Ils veulent vivre de leur travail avoir du pain Mener une vie décente ne jamais avoir faim
Une vie solidaire une vie ordinaire Pas de rêve de lune ni de grosse fortune Pas une vie de héros qui se montre à la une Pas de rêve de gloire de rentrer dans l’Histoire
Une vie sans histoire ni trop longue ni trop brève Une vie sans succès une vie sans excès Une vie d’homme qui pour l’instant demeure un rêve
Pour chacun décider de ce qui lui convient D’exprimer ses idées et de choisir ses liens De pouvoir partager ses rêves et ses idées
La ferme aux longs murs blancs, sous les grands arbres jaunes, Regarde, avec les yeux de ses carreaux éteints, Tomber très lentement, en ce jour de Toussaint, Les feuillages fanés des frênes et des aunes.
Elle songe et resonge à ceux qui sont ailleurs, Et qui, de père en fils, longuement s’éreintèrent, Du pied bêchant le sol, des mains fouillant la terre, A secouer la plaine à grands coups de labeur.
Puis elle songe encor qu’elle est finie et seule, Et que ses murs épais et lourds, mais crevassés, Laissent filtrer la pluie et les brouillards tassés, Même jusqu’au foyer où s’abrite l’aïeule.
Elle regarde aux horizons bouder les bourgs ; Des nuages compacts plombent le ciel de Flandre ; Et tristement, et lourdement se font entendre, Là-bas, des bonds de glas sautant de tour en tour.
Et quand la chute en or des feuillage effleure, Larmes ! ses murs flétris et ses pignons usés, La ferme croit sentir ses lointains trépassés Qui doucement se rapprochent d’elle, à cette heure, Et pleurent.
« Montrant son oeil blanc dès que vient le soir Elle reste là-haut, bien silencieuse Ecarquillant l’oeil afin de tout voir. Pour tout voir aussi, ses nièces, ses filles Et leurs mille enfants, les étoiles font Des trous dans le ciel avec des aiguilles Afin d’y coller leur petit oeil rond.
Quand il est bien tard, Madame la lune Descend tout le long d’un rayon follet Et pour voir chez nous, soudain l’importune Vient coller son oeil au trou des volets.
Elle ne remonte au sein des nuages Que quand les enfants dorment en tout lieu Et si quelques-uns n’ont pas été sages La lune s’en va le dire au bon Dieu »
Madame la lune est très curieuse. – (1953) de Thomas Pitfield avec Léon Xanrof (1867-1953) comme Auteur du texte
Une flèchette grise à la queue zigzaguante ! Un lézard file en biais sur la terrasse en feu Blanchie par la lumière aiguë, tonitruante Du soleil de juillet aux rais impétueux.
Laid petit tortillard et mini-dinosaure Au ventre jaune clair, à la gorge tachée, Le reptile pattu et tout ocellé d’or Est parti au matin trop loin de son pierrier.
Minuscule dragon écailleux et agile, Il vient de déguster une énorme araignée ; Mais il réapparaît et le voici qui file Aussi vif qu’un éclair sur le haut du muret.
J’essaie de l’attraper… et je n’ai plus en main Qu’un tronçon frétillant de la pauvre bestiole : Il m’a laissé sa queue. Eh ! Rapiette, reviens Que je te rafistole avec un point de colle…