Photos Janvier 2024 – Dans le Sud, petite rivière, Pas loin du Rhône.
« Dans ces bois qu’un nuage dore, Que l’ombre est lente à s’endormir ! Ce n’est pas le soir, c’est l’aurore, Qui gaîment nous semble s’enfuir ; Car nous savons qu’elle va revenir. — Ainsi, laissant l’espoir éclore Meurt doucement le souvenir. » Alfred de Musset.
La vie, c’est comme un tricot. Dieu te donne la laine et les aiguilles et Il te dit : « Tricote de ton mieux, une maille à la fois! » Une maille, c’est une journée sur l’aiguille du temps. Tu montes 30 ou 31 mailles. Après douze rangs de tricot, tu as 363 mailles Quelques unes sont tricotées à l’endroit, d’autres à l’envers Il y a aussi des mailles échappées mais tu peux les reprendre. Tu as peut-être déjà plus de 1500 mailles et 500 rangs de tricotés ! Mais Dieu seul sait, quelle sera la longueur de ta vie! La laine que le Seigneur te donne pour tricoter ta vie,
est de toutes les couleurs : Rose comme tes joies, Noire comme tes peines, Grise comme tes doutes, Verte comme tes espérances, Rouge comme ton amour ou tes amitiés, Bleue comme tes désirs, Blanche comme ton don total au Dieu que tu aimes! Père, donne-moi le courage de terminer mon « tricot » afin qu’un jour, devant mes frères et sœurs, je te l’offre avec toute ma joie.
« La haute cathédrale est grise, presque noire, Et découpe un profil austère sur les cieux. Une voix vague sort des blocs silencieux : Dans leur langue gothique ils nous disent de croire.
C’est le reflet et c’est la vibrante mémoire Des âges d’autrefois sauvages et pieux. On sent qu’en ce grand corps est l’âme des aïeux, Et cela vous émeut comme une vieille histoire.
Avez-vous remarqué cette forme des tours, Qui montent, et qui vont diminuant toujours, Pour porter le plus haut possible la prière ?
Que vous croyiez ou non, vous ne souriez pas De voir ces murs géants, semblables à des bras, Tendre vers le Seigneur leurs sombres mains de pierre.«
Connaissez-vous la rose-lune Connaissez-vous la rose-temps L’autre ressemble autant à l’une Que dans le miroir de l’étang L’une à l’autre se reflétant
Connaissez-vous la rose-amère Faite de sel et de refus Celle qui fleurit sur la mer Entre le flux et le reflux Comme l’arc après qu’il a plu
La rose-songe et la rose-âme Par bottes au marché vendues La rose-jeu la rose-gamme Celle des amours défendues Et la rose des pas perdus
Connaissez-vous la rose-crainte Connaissez-vous la rose-nuit Toutes les deux qui semblent peintes Comme à la lèvre est peint le bruit Comme à l’arbre est pendu le fruit
Toutes les roses que je chante Toutes les roses de mon choix Toutes les roses que j’invente Je les vante en vain de ma voix Devant la Rose que je vois.
« Je sens voler en moi les oiseaux du génie Mais j’ai tendu si mal mon piège qu’ils ont pris Dans l’azur cérébral leurs vols blancs, bruns et gris, Et que mon cœur brisé râle son agonie. »
« Qui supposait ce rose ? Et qui savait aussi Qu’il s’amassait en ces grappes fleuries ? Tels des objets dorés par l’or abandonnés, Le rose les abandonne doucement, comme usés. »
« Qu’il n’a besoin de rien pour que de rose se colorie Que c’est venu de l’air et qu’ainsi vous sourit. Des anges y sont-ils pour tendrement l’accueillir Quand, trépassé, son parfum devra mourir ?«
Hortensias – Campagne Bresse – Juin 2023
« Ou bien alors c’est le prix qu’il doit payer Pour ne jamais savoir qu’il devra se faner. Cependant, sous ce rose, du vert a entendu, Qui, maintenant se fane et l’a toujours su.«