« C’est sur la tour Quiquengrogne
Marguerite de Bourgogne,
Marguerite de Navarre,
J’entends sonner la fanfare :
Un peu, beaucoup, vraiment,
Un peu plus, doucement,
Et passionnément.. ».
(Robert Desnos,
Chantefleurs, 1944-1945)
Claude Nougaro – Marguerite
Entrez je vous prie, Marguerite
Entrez c’est ici que j’habite
Ne regardez pas trop car ce n’est pas très beau
Et surtout c’est si petit qu’il faudrait presque rester debout en visite
Et je vous avoue Marguerite
Que je n’osais pas vous emmenez chez moi
Pourtant vous voilà
Mes voisins sont deux amoureux
Je suis entré chez eux
c’est merveilleux
Ici on s’aigrit dès qu’il pleut
Chez eux c’n’est pas pareil
Il fait soleil
Et je pensé que vous sauriez me dire comment
On invite un peu de printemps Marguerite
Est-ce qu’on le retient
En vous prenant la main
Dans vos yeux, y’a tant d’azur que les murs sont devenus bleus
Tout de suite
Reste encore un peu Marguerite
Je t’attends depuis tant de jours, tant de nuits
Ne pars pas, je t’aime tant que je crierais
De joie
Et tout les voisins viendront nous rendre visite
Marguerite
Connaissez-vous l’ histoire d’une marguerite tombée du bréviaire de l’ abbé ?
George BRASSENS, accompagné de Marcel Dadi, Maxime le Forestier
et Joel Favreau, s’ en donne à coeur joie….
Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime a dit le muguet,
Dix fois plus que d’habitude,
Regrettable servitude.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur,
Pas cher à tout un chacun.
Brin de muguet, tu es quelqu’un.
Un vingt-e-deux septembre au diable vous partîtes,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre, Plus une seule larme à me mettre aux paupières : Le vingt-e-deux septembre, aujourdhui,je m’en fous
On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles : Le vingt-e-deux septembre, aujourdhui, je m’en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d’ailes,
Je montais jusqu’au ciel pour suivre l’hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous
Le complexe d’Icare à présent m’abandonne,
L’hirondelle en partant ne fera plus l’automne : Le vingt-e-deux septembre, aujourdhui, je m’en fous.
Pieusement noué d’un bout de vos dentelles
J’avais sur ma fenêtre un bouquet d’immortelles
Que j’arrosais de pleurs
En souvenir de vous
Je m’en vais les offrir au premier mort qui passe
Les regrets éternels à présent me dépassent Le vingt-e- deux septembre, aujourd’jui, je m’en fous
Désormais le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l’équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous
Il a craché sa flamme et ses cendres s’éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt-e-deux septembre, aujourdhui, je m’en fous.