La sieste…..

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« Je passerai l’été dans l’herbe, sur le dos,
La nuque dans les mains, les paupières mi-closes,
Sans mêler un soupir à l’haleine des roses
Ni troubler le sommeil léger des clairs échos.

Sans peur je livrerai mon sang, ma chair, mes os,
Mon être, au cours de l’heure et des métamorphoses,
Calme et laissant la foule innombrable des causes
Dans l’ordre universel assurer mon repos.

Sous le pavillon d’or que le soleil déploie,
Mes yeux boiront l’éther, dont l’immuable joie
Filtrera dans mon âme au travers de mes cils,

Et je dirai, songeant aux hommes : « Que font-ils ? »
Et le ressouvenir des amours et des haines
Me bercera, pareil au bruit des mers lointaines. »

René-François Sully Prudhomme.

Histoire du jour …

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Un boucher chassait un chien de sa boutique
lorsqu’il aperçut un billet de 10 £
et un mot dans la gueule du chien,
sur lequel était écrit :
« Huit côtelettes d’agneau, s’il vous plaît. »

Étonné, il prit l’argent,
mit un sac de côtelettes dans la gueule du chien
et ferma rapidement la boutique.

Il suivit le chien et le regarda attendre le feu vert.
Le chien regarda alors des deux côtés
avant de traverser la rue au trot jusqu’à un arrêt de bus
.

Le chien consulta ensuite les horaires de bus assis sur le banc.

Lorsqu’un bus arriva,
il fit le tour du bus,
leva les yeux vers le numéro et monta à bord.

Le boucher le suivit, complètement médusé !
Alors que le bus s’éloignait vers la banlieue,
le chien regarda par la fenêtre pour admirer le paysage.

Au bout d’un moment,
il se dressa sur ses pattes arrière
pour appuyer sur la sonnette « stop »,
puis le boucher le suivit.

Le chien s’approcha d’une maison
et laissa tomber son sac sur le perron
en aboyant sans cesse.

Pas de réponse.

Il redescendit le chemin,
prit un grand galop et se jeta – boum ! – contre la porte.

Il répéta l’opération encore et encore.

Toujours pas de réponse.

Il s’éloigna alors
Il a sauté sur un mur,
a fait le tour du jardin,
a aboyé à plusieurs reprises à une fenêtre,
a sauté et a attendu devant la porte d’entrée
.

Finalement, un tout petit gars a ouvert
et s’est mis à jurer et à crier après le chien.

Le boucher a accouru en hurlant :
« Mais qu’est-ce que tu fous ?
Ce chien est un génie !»

Le propriétaire a répondu :
« Un génie ? Un génie ?.
C’est la deuxième fois cette semaine
qu’il oublie ses foutues clés ! »

Ne soyez pas trop exigeant avec votre chien…
Il pourrait se vexer ! MDR…..

L’inconnu en personne.

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Bertrand Belin 🎵🎵🎶🎵🎶

Je n’ai pas connu en personne
Les inconnus en question
Ni après, ni avant
Ni d’Eve, ni d’ailleurs d’Adam

Mais j’entends leurs pas
Dans le désert
J’entends leurs pas
Dans la prairie

En ville
Sur une place
Dans l’allée des cimetières
Dans l’allée des grandes surfaces

A l’appel du printemps
Je les entends
Se faire des promesses
De hauteur, de souplesse, d’argent

Je les entends faire
Des prières
Souvent pour eux-mêmes
Parfois pour leurs congénères

Je n’ai pas connu en personne
Les inconnus en question
Ni après, ni avant
Ni d’Eve, ni d’ailleurs d’Adam

Il y en a un
Au bord d’une île
Il y en a une
Dans un cul de sac,

Un autre, accroupi dans la flaque
Le doigt dans une anémone
Le rire qui carillonne,
La face qui rayonne

Une autre au bout
De ses efforts
Emportée dans la mort
L’amour, le carbone

Je n’ai pas connu en personne
Les inconnus en question
Ni après, ni avant
Ni d’Eve, ni d’ailleurs d’Adam

Il y en a une
Au Quatre-vents, qui regarde l’horizon
Il y en a deux

Sans solution

Parmi les renoncements
A l’âge de fer, ils frissonnent
A l’ère du pétrole
Lassés des belles paroles, ils frissonnen
t

Je n’ai pas connu en personne
Les inconnus en question
Ni après, ni avant

Ni d’Eve, ni d’ailleurs d’Adam