L’oiseau…

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« Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage,
Laisse à mes doigts brisés ton anneau d’esclavage !
Tu n’as que trop pleuré ton élément, l’amour ;
Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour !

Que tu montes la nue, ou que tu rases l’onde,
Souviens-toi de l’esclave en traversant le monde :
L’esclave t’affranchit pour te rendre à l’amour ;
Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! »

Marceline DESBORDES-VALMORE

Vieux LYON – photo du 08/02/2025 – clic pour agrandir –

Le bain…

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Vieux Lyon – collage – photo du 07/02/2025 – clic pour agrandir.

« Reste ici caché : demeure !
Dans une heure,
D’un oeil ardent tu verras
Sortir du bain l’ingénue,
Toute nue,
Croisant ses mains sur ses bras.

Car c’est un astre qui brille
Qu’une fille
Qui sort d’un bain au flot clair,
Cherche s’il ne vient personne,
Et frissonne,
Toute mouillée au grand air. »

Victor Hugo, dans un poème extrait des Orientales.

Les tours d’horloge…

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Thomas Fersen

Photo Lyon – Janvier 2025 – clic pour agrandir –

« Depuis ton départ, Lyon est une gare et moi je suis resté lyonnais.
Tu es sur la ligne, moi à la consigne avec mes pièces de monnaie.

Et les tours d’horloge me serrent la gorge.
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ? Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues.

Et le long du Rhône, c’est pour ton fantôme que je laisse pendre ma main.
Maudissant ton nom car, du cabanon, tu me fais prendre le chemin.

Et les tours d’horloge me serrent la gorge.
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ? Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues, comme ces questions sont pointues.

Et puis tu reviens dans mon quotidien, j’apprends par le carnet du jour
Qu’aujourd’hui les cloches célèbrent tes noces avec un autre, mon amour.

Et les tours d’horloge me serrent la gorge.
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ? Quand reviendras-tu ?
Diable ces questions sont pointues.

Quand d’autres rencontres dérèglent ma montre, alors je connais le repos
Mais à chaque fois que j’ai vent de toi, je cavale après mon chapeau.

Et les tours d’horloge me serrent la gorge.
Chaque seconde me tue.
Sait-on où tu loges ? Quand reviendras-tu ?
Comme ces questions sont pointues, comme ces questions sont pointues.
«