« A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous. Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage… Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, même l’amour de notre vie. Beaucoup démissionneront (même l’amour de notre vie) et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges. Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoir et d’adieux. Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes. On ne sait pas à quelle station nous descendrons. Donc vivons heureux, aimons et pardonnons ! Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train, nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs à ceux qui continuent leur voyage… Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique. Aussi, merci d’être un des passagers de mon train. Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous ! Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie
d’être dans ma vie et de voyager dans mon train. »
Ce poème trop méconnu d’un auteur bien connu fait réfléchir
La Folie décida un jour d’inviter ses amis
pour prendre un café chez elle, et tous les invités y allèrent.
Après le café, la Folie proposa : on joue à cache-cache ?
Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez.
Quand j’ai fini de compter… je cherche,
et le premier que je trouve sera le prochain à devoir compter.
Tous acceptèrent sauf la Peur et la Paresse.
La Folie commença à compter 1,2, 3…
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer,
car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désolé en voyant que la Folie était déjà à 99.
Cent ! cria-t-elle tout à coup, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut la Curiosité,
car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette
pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture
ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
Où est l’Amour ? Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher.
Elle chercha au-dessus d’une montagne,
dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier,
prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : c’était l’Amour,
qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire.
Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon
et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…
(C’est Jean de la Fontaine qui le dit)
et Dieu de son côté a toujours confirmé.
« Je voudrais vivre dans un œuf Dans le blanc des neiges éternelles Et dans le jaune du soleil Sous la coquille des merveilles Je voudrais vivre dans un œuf Tout chaud tout pondu de la veille Et me liquéfier comme du miel Dans un univers parallèle Parallèle parallèle Para …trop tard »
« La fermeture éclair a glissé sur tes reins et tout l’orage heureux de ton corps amoureux au beau milieu de l’ombre a éclaté soudain Et ta robe en tombant sur le parquet ciré n’a pas fait plus de bruit qu’une écorce d’orange tombant sur un tapis Mais sous nos pieds ses petits boutons de nacre craquaient comme des pépins Sanguine joli fruit la pointe de ton sein a tracé une nouvelle ligne de chance dans le creux de ma main Sanguine joli fruit Soleil de nuit. »
Je dis « vieux » car il a dû être planté par les anciens propriétaires de la ferme bressane que nous avons rénovée il y a déjà quelques années Et ce n’est pas fini !
Il a été « couronné » plusieurs fois Et aujourd’hui il atteint une hauteur respectable.
« Mon tilleul qui chante l’été Avec les abeilles et les hannetons Avec ton large sourire sur le ciel bleu Et ta folie de grand vent Lorsque tu sèmes Dans le pré Tes graines voyageuses et impertinentes Tu es comme un frère Tu es toujours là où je t’attends Avec tendresse et confiance Avec connivence. » Michel Cosem et Philippe DavainePhotos Bresse 25/Avril 2021.
» Aux branches des tilleuls, aux pignons des tourelles Sans crainte revenez vous poser, tourterelles. »
« En grain ou moulu, Sucré ou non sucré, Express o, Presto, C’est le café noir. Fumant, odorant, Se déversant dans la tasse, Il fait parler, le café Et les langues se délient Autour de lui. La cuillère tourne, tourne, Et le sucre fond Dans ce noir profond. Soulevée par une main, La tasse libère dans la gorge, Le café noir. »