Coucou ! Le tonnerre est en vacances ? Il a perdu son jeu de boules ? Les nuages n’éclatent plus ? Plus d’eau… Plus de pluie… Pour mettre fin A cette sécheresse Qui envahit Notre terre Qui se craquelle…..
Photo : Simon Garden
« La terre sèche craque et ne peut plus attendre, Mais le ciel est trop bleu pour qu’on ose espérer. Le vent pose un linceul sur le sol surchauffé, Voilage arachnéen tout piqueté de cendres.
Pas une goutte d’eau sous le grand soleil fou Qui ravage les bois en les poudrant de roux, Et les fleurs assoiffées ont un teint bien trop pâle.
C’est aujourd’hui que les enfants Font manger la soupe à leur mère, Apprennent à lire à leur père Et font voler les éléphants : Tout est permis, tout est facile, Puisque c’est le Premier Avril ! Mon livre de calcul fleurit, Mon vélo agite ses ailes, La crémière est une gazelle, Et la Loire passe à Paris, Capitale de la Sicile, Pour fêter le Premier avril. J’ai entendu chanter mon chien, J’ai vu flotter une baleine, Dans un bocal de porcelaine. J’ai vu un Académicien, Embrasser un sergent de ville, Et vive le Premier Avril ! Ce qui gratte un peu dans le dos, Est-ce une tour de Notre Dame ? Un baiser ? un hippopotame ? Est-ce une corne d’escargot ? C’est peut-être une automobile ? Mais non ! c’est un poisson d’avril ! Petit poisson deviendra grand : Dans le salon où tu te caches, Si je t’attrape, je t’attache. Je pêche avec toi le printemps, Qui saute et qui danse au bout du fil Comme un joli Poisson d’avril Noël PRÉVOST
« A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous. Pourtant, à une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage… Au fur et à mesure que le temps passe, d’autres personnes montent dans le train.
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, même l’amour de notre vie. Beaucoup démissionneront (même l’amour de notre vie) et laisseront un vide plus ou moins grand. D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges. Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes, de bonjours, d’au-revoir et d’adieux. Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes. On ne sait pas à quelle station nous descendrons. Donc vivons heureux, aimons et pardonnons ! Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train, nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs à ceux qui continuent leur voyage… Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique. Aussi, merci d’être un des passagers de mon train. Et si je dois descendre à la prochaine station, je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous ! Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie
d’être dans ma vie et de voyager dans mon train. »
Ce poème trop méconnu d’un auteur bien connu fait réfléchir
La Folie décida un jour d’inviter ses amis
pour prendre un café chez elle, et tous les invités y allèrent.
Après le café, la Folie proposa : on joue à cache-cache ?
Cache-cache ? C’est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez.
Quand j’ai fini de compter… je cherche,
et le premier que je trouve sera le prochain à devoir compter.
Tous acceptèrent sauf la Peur et la Paresse.
La Folie commença à compter 1,2, 3…
L’Empressement se cacha le premier, n’importe où.
La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d’arbre.
La Joie courut au milieu du jardin. La Tristesse commença à pleurer,
car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher.
L’Envie accompagna le Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
Le Désespoir était désolé en voyant que la Folie était déjà à 99.
Cent ! cria-t-elle tout à coup, je vais commencer à chercher…
La première à être trouvée fut la Curiosité,
car elle n’avait pu s’empêcher de sortir de sa cachette
pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d’une clôture
ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité…
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
Où est l’Amour ? Personne ne l’avait vu.
La Folie commença à le chercher.
Elle chercha au-dessus d’une montagne,
dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l’Amour.
Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier,
prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,
lorsque soudain elle entendit un cri : c’était l’Amour,
qui criait parce qu’une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire.
Elle s’excusa, implora l’Amour pour avoir son pardon
et alla jusqu’à lui promettre de le suivre pour toujours.
L’Amour accepta les excuses.
Aujourd’hui, l’Amour est aveugle et la Folie l’accompagne toujours…
(C’est Jean de la Fontaine qui le dit)
et Dieu de son côté a toujours confirmé.