L’asperge est parfois appelée « l’aristocrate du potager » en raison de son élégance et de son goût raffiné mais aussi à cause de son prix !
« C’est joli, les asperges; C’est gai ; on dirait la carte de visite du printemps apportée dans une assiette Et quel aliment sain et léger ! « Charles Monselet
« Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d’esclavage ! Tu n’as que trop pleuré ton élément, l’amour ; Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour !
Que tu montes la nue, ou que tu rases l’onde, Souviens-toi de l’esclave en traversant le monde : L’esclave t’affranchit pour te rendre à l’amour ; Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! »
C’est la dernière rose de l’été Abandonnée en fleur ; Toutes ces belles compagnes, Sans retour sont fanées ; Plus de fleur de sa parenté Plus de boutons de rose à l’article de la mort Pour réfléchir ses rougeurs, Et rendre soupir pour soupir.
Je te laisserai point chère solitaire, Languir sur ta tige ; Puisque sommeillent tes sœurs Va donc les rejoindre. Et par sympathie, je répandrai Tes feuilles sur le sol Où tes compagnes de jardin Gisent mortes et sans parfum.
Puissé-je te suivre bientôt Lorsque l’amitié s’émoussera Et que du cercle magique de l’amour Les gemmes se détacheront ; Quand les cœurs fidèles ne palpiteront plus Et que les êtres aimés auront disparu, Oh ! qui donc voudrait habiter seul En ce monde désert !
Thomas Moore (« Mélodies irlandaises », 1807-1834)
« Celui qui sait d’où vient l’aurore qui se lève, Ouvre ses yeux noyés d’allégresse et d’amour, Il reprend son fardeau que la vertu soulève S’élance, et dit « Marchons à la clarté du jour ! » Lamartine