« Pas d’ombre Pas d’étoiles Pas de lune Pas de voitures novembre
Il croit seulement Dans un tas de feuilles mortes Et une lune C’est la couleur de l’os
Pas de prières pour novembre S’attarder plus longtemps Collez votre cuillère dans le mur Nous allons tous les massacrer
Novembre m’a attaché À un vieil arbre mort Faire connaître à April Pour me sauver La chaîne du froid de novembre «
« Fait de bottes mouillées et de pluie Et des corbeaux noirs brillants Sur les allées de fumée de la cheminée Novembre semble étrange Vous êtes mon peloton d’exécution novembre
Avec mes cheveux lissés en arrière À la charogne gomme laque Avec le sang d’un faisan Et l’os d’un lièvre
Attaché aux branches D’un chevreuil À gauche dans le bois Comme un drapeau
Va t’en pleuvoir Va-t’en souffler le cerveau novembre »
Les Compagnons de la chanson1 était un groupe vocal français né à Lyon (alors en zone libre) en 1941 ou en 1946, durant la Seconde Guerre mondiale.
Leur dernier concert est donné le 14 février 1985 au pavillon Baltard de Nogent-sur-Marne.
Le 19 octobre 2002, une place des Compagnons de la chanson a été inaugurée à Lyon dans le quartier de la villa du Point du Jour, à proximité de l’endroit où l’épopée avait commencé sous la direction de Louis LiébardPlaque commémorative à Lyon dans le 5e arrondissement.
Plaque commémorative à Lyon dans le 5e arrondissement.
De nombreux fans venus des quatre coins de France, et même de Suisse, étaient là pour assister à l’événement.
Fred Mella,, le dernier compagnon vient de nous quitter
est un auteur-compositeur-interprète, acteur, réalisateur et écrivain français, né le 8 décembre 1968 à Thouars dans les Deux-Sèvres
« Vous ne savez pas écrire Vous ne savez pas lire Vous savez tout et bien pire Mais vous ne pouvez le dire Moi ce que j’avais compris Le rêve n’est pas fini Quand le réveille sonne Comment je vis, pourquoi je suis Toi tu t’en fous, tu n’es pas fou Tu dessines des bonhommes Et toi tu regardes ton chewing-gum »
« Ce que tu vois, je ne sais pas
Ce que je vois, ça m’met en joie Tu dessines des bonhommes Et toi, tu colles ton chewing-gum Sur ma tête Sur ma tête (Arrête) Je sais qu’il existe une forêt oubliée Mais je ne sais pas par où passer Je ne sais pas lire en toi, en toi Vous ne savez rien des migrants Des guerres civiles au Soudan Le Bataclan et Charlie Vous n’avez pas tout saisi Ce que vous avez compris Le rêve… »
Si je porte à mon cou En souvenir de toi Ce souvenir de soie Qui se souvient de nous Ce n’est pas qu’il fasse froid Le fond de l’air est doux C’est qu’encore une fois J’ai voulu comme un fou Me souvenir de toi De tes doigts sur mon cou Me souvenir de nous Quand on se disait vous
Qui sourit comme nous Sourions autrefois Quand on se disait vous En regardant le soir Tomber sur nos genoux C’est encore une fois J’ai voulu revoir Comment tombe le soir Quand on s’aime à genoux
Qui soupire après nous C’n’est pas pour que tu voies Comme je m’ennuie sans toi C’est qu’il y a toujours L’empreinte sur mon cou L’empreinte de tes doigts De tes doigts qui se nouent L’empreinte de ce jour Où les doigts se dénouent
Que tu portais chez nous Ce n’est pas qu’il fasse froid Le fond de l’air est doux Ce n’est pas qu’il fasse froid Le fond de l’air est doux.
Chanson de Maurice Fanon (1964) Reprise par Catherine Sauvage ET Felix Leclerc Rendons à l’auteur………..
Je vis à l’heure dans le coeur
D’une montre arrêtée
Le temps s’est envolé
A cessé de couler
Les jours passent comme de l’eau
A mes pieds, immobiles De grandes roues dentelées Semblent me regarder
L’amour Suit son cours Et le cours de ce jour Le maître a dit « Aimez »
La rivière chante quand je chante La nuit va s’allonger Au fond de la vallée Où le jour l’a quitté Des lions dorment à mes pieds Près du feu, allongés Près d’un loup solitaire Qu’ils aiment comme un frère
L’amour Suit son cours Et le cours à ce jour Le maître dit « Respirez »
Au loin ils passent des trains Qui jamais ne m’emmènent Dans la gare oubliée La vie, les souvenirs En vain chante ce train Et je sais où il mène Dans la gare désertée J’entends notre avenir
L’amour Suit son cours Et le cours à ce jour Le maître a dit « Restez »
Les saules coulent des branches Qui doucement se penchent Sous les lueurs du ciel Tendrement reflétées Ici parfois une rose Semble dire quelque chose De chuchoter au coeur Mais seulement quand elle ose Pas besoin d’autre chose Quand se taisent ecchymoses Ne pense plus à ces choses C’est là que tu te poses Ton voyage T’alourdit Oiseau du paradis Et le cours d’aujourd’hui C’est « Va donc la retrouver »
« Va donc la retrouver » « Va la retrouver » « Va la retrouver »
Ne me dites pas qu’à peine éclose La fleur de l’âge se flétrit Je vis avec ce genre de rose Au parfum tout juste fleuri Le temps qu’il a mis à figer Sur son regard quelques ridules D’autres ont tenté de les cacher En maquillage ridicule Bien sûr la jeunesse suppose Quelques atouts innocents Qui font que le regard qu’on pose Sur elle semble vite indécent
La facilité qu’une jupe A de se lever me ravit Mais voilà je ne suis pas dupe De ces fausses facéties
Ne cherche pas à vouloir Arrêter le temps J’aime la beauté dont il te pare Et dont je suis l’amant Ne cherche pas à vouloir Arrêter le temps J’aime la beauté dont il te pare Mmmh
Les filles de papier glacé A peine au sortir de l’enfance Viennent tout juste éveiller Le plus sensible de mes sens
Fais du vélo, fais du vélo ! Tu vas te faufiler partout Et doubler toutes les autos Fais du vélo, fais du vélo ! Tu n’auras plus, non jamais plus Jamais les nerfs à fleur de peau….
Fais du vélo, fais du vélo ! Tu iras plus vite et tu seras Heureux comme un poisson dans l’eau Fais du vélo, fais du vélo ! Tu n’auras plus jamais le moral à zéro…..
C’est le seul moyen de se refaire une santé Un peu de courage, allez, allez, faut pédaler ! Prends ta bicyclette et tu seras toujours à l’heure ! Baisse la tête et t’auras l’air d’un coureur !
Toi, contrairement à tous les géants de la route, Tu prendras le temps de boire et de casser la croûte Tu vas pédaler tranquillement toujours pépère Et découvrir les joies d’la vie au grand air……