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Pétrus Burrelier était maréchal-ferrant de son état
dans les années 1900.

A l’aide d’un crin de cheval arraché à la queue de l’animal,
il confectionnait un nœud coulant qui enserrait la dent malade.
Il tenait fermement l’autre extrémité du crin
et présentait devant le consultant un fer à cheval chauffé à blanc.

Le malheureux se reculait brusquement
et la dent s’en trouvait arrachée.
La cautérisation s’effectuait généralement avec un verre de gnôle.

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Photo du Net
« Dans les foires et marchés locaux de la fin du 19 ème siècle,
l’arracheur de dents était présent, sur une estrade,
accompagné d’un ou plusieurs musiciens.
La technique du «  »dentiste » était alors fort simple.
Il était monté sur une estrade de fortune,
à laquelle on accédait par une échelle
et sur laquelle étaient installées des chaises
pour les musiciens, puis une autre pour le patient. »
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  Photo du Net
 
Dans les années 30,
la relève fut effectuée par Francis Mondière, agriculteur au Point du Jour.
Il avait quelque peu modifié la technique
puisqu’il utilisait des pinces et un tisonnier.
Les pinces servaient à emprisonner la dent
et le tisonnier chauffé au rouge produisait
un violent mouvement de recul du patient.

La douleur devant être assez forte,
une anesthésie locale et préventive était pratiquée
sous forme d’un verre de gnôle.
Un second verre, après l’extraction,
permettait de réduire les risques d’infection
et rehaussait le moral du patient.

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  Arracheurs de dents ambulants avec leur charrette à
Montret. Collection de l’écomusée de Bresse
bourguignonne

Mentez-vous  comme un arracheur de dents ?
Les arracheurs de dents n’avaient pas l’anesthésie à l’époque, mais répondaient tout de même à la question :

« ça va faire mal ? »
un « Non « 
emprunt d’une grande confiance (et accessoirement d’un sourire sadique).

On l’utilise toujours pour parler d’une personne qui ment sans aucun scrupule……

 

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