« Pourvu que nous vienne un homme Aux portes de la cité Que l’amour soit son royaume Et l’espoir son invité Et qu’il soit pareil aux arbres Que mon père avait plantés Fiers et nobles comme soir d’été Et que les rires d’enfants Qui lui tintent dans la tête L’éclaboussent de reflets de fête »
Sur la plaine, à petits bruits, Il a plu toute la nuit. Et maintenant, goutte à goutte, Le bois ruisselant s’égoutte. Et voilà qu’en bataillons, S’éveillent les champignons. Mousserons et Chanterelles, Aux amusantes ombrelles. Courons le long des halliers Et remplissons nos paniers. Ce soir, autour de la table, Goûtant leur chair délectable Nous croirons, « Oh quel fumet ! », Manger toute la forêt
Gilles,
Je t’achète une automobile
Pour que tu n’te fasses plus de bile
Quand tu viens chez moi.
Ah, dis-moi, Gilles,
Je t’achète une automobile
Pour que tu quittes enfin la ville
Quand tu viens voir papa.
Et pour ça, tu traverses toute la France De paris jusqu’à Aix-en-Provence Mais après deux jours, deux nuits, Tu repars le portefeuille bien garni. Ah, dis-moi, Gilles, Je t’achète une automobile. Fais attention elle est fragile Mais elle fera, c’est sûr, De l’effet sur la Côte d’Azur.
SAINT GILLES
« Fils de Théodore et Pélagie, un couple appartenant à la noblesse d’Athènes, en Grèce. Lorsque ses parents décèdent, il distribue sa fortune aux pauvres, s’embarque pour l’occident et se rend jusqu’en France. Arrivé en Arles, il opère un miracle qui lui confère aussitôt une notoriété qu’il cherche cependant à fuir. Il quitte donc la ville et passe près de deux ans dans une grotte des bords du Rhone en compagnie d’un compatriote nommé Vérédème. Mais toujours en quête d’une plus grande solitude, il repart à nouveau et s’installe finalement dans une grotte nichée au creux d’une épaisse forêt des environs de Nîmes.
Sa seule compagnie est celle d’une biche, qui demeure auprès de lui en tout temps et lui procure le lait dont il se nourrit. Un jour que le roi et sa suite participent à une chasse dans les environs, un chasseur décoche une flèche en direction de la biche dans l’espoir de la toucher, mais au lieu de cela la flèche va se planter dans la jambe de Gilles. Le roi demande à ses médecins de le soigner, et à partir de ce jour lui voue un grand respect.
Bientôt, il fait même bâtir un monastère pour les nombreux disciples qui viennent se placer sous sa direction (Saint-Gilles du Gard) et dont il devient l’abbé.
Malheureusement, les hordes de Sarrasins s’abattent bientôt sur la région et provoquent des ravages importants sur les édifices religieux.
Gilles et ses religieux s’enfuient alors en direction d’Orléans pour se placer sous la protection de Charles Martel.
Peu de temps après, les Sarrasins ayant été contraints à fuir vers l’Espagne, Gilles retrouve les ruines de son monastère et consacre le reste de sa vie à travailler à sa reconstruction (+ vers 720) »
« Saint-Gilles est le patron des mendiants, des personnes souffrant d’un cancer, d’épilepsie et de maladie mentale, des personnes handicapées, pauvres ou souffrant d’une malformation physique. Il est invoqué contre la peur du noir et de la nuit et pour obtenir la guérison d’un cancer du sein.
Il est aussi le protecteur des arbres et des forêts. »
Des étrangers dans la nuit s’échangeant des regards
Se demandant dans la nuit
Quelles étaient les chances de partager l’amour
Avant la fin de la nuit….