L’astre est vieux d’environ 4.5 milliards d’années, il s’est formé par l’effondrement gravitationnel d’une nébuleuse sur elle-même.
« Ce père nourricier, ennemi des chloroses, Eveille dans les champs les vers comme les roses ; Il fait s’évaporer les soucis vers le ciel, Et remplit les cerveaux et les ruches de miel. C’est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles Et les rend gais et doux comme des jeunes filles, Et commande aux moissons de croître et de mûrir Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir ! » Baudelaire
Aujourd’hui, il nous « surchauffe » et les roses, et tout…et tout… sont souffrance !
« Je ne crois plus au langage des fleurs Et l’Oiseau bleu pour moi ne chante plus. Mes yeux se sont fatigués des couleurs Et me voici las d’appels superflus.
C’est, en un mot, la triste cinquantaine. Mon âge mûr, pour tous fruits tu ne portes Que vue hésitante et marche incertaine Et ta frondaison n’a que feuilles mortes !
Mais des amis venus de l’étranger, — Nul n’est, dit-on, prophète en son pays — Du moins ont voulu, non encourager, Consoler un peu ces lustres haïs.
Ils ont grimpé jusques à mon étage
Et des fleurs plein les mains, d’un ton sans leurre.
Souhaité gentiment à mon sot âge
Beaucoup d’autres ans et santé meilleure,
Et comme on buvait à ces vœux du cœur Le vin d’or qui rit dans le cristal fin. Il m’a semblé que des bouquets, en chœur, S’élevaient des voix sur un air divin ;
Et comme le pinson de ma fenêtre Et le canari, son voisin de cage. Pépiaient, gaiement, je crus reconnaître L’Qiseau bleu qui chantait dans le bocage. »
‘Paul Verlaine
Dans quelques jours, je vais partir loin de la ville…. Là où tant de souvenirs emplissent mon coeur. Ce n’est pas le Sud….. mais j’adore cette chanson ! Je viendrai De temps en temps vous faire un p’tit coucou…
« Le soleil fendille la terre, Aucun bruit ne trouble les champs ; On n’entend plus les joyeux chants Des oiseaux qui chantaient naguère. Tous par la chaleur assoupis Sous les buissons se sont tapis.
Provence – A Barbentane…Clic pour agrandir la photo.
« Seule une cigale est sur l’aire. Son ventre sonore se meut ; Sur une gerbe elle est posée ; Seule elle n’est point épuisée Par l’astre à l’haleine de feu. Et la chanteuse infatigable Jette dans l’air brûlant et bleu Sa ritournelle interminable. »
Coucou ! Le tonnerre est en vacances ? Il a perdu son jeu de boules ? Les nuages n’éclatent plus ? Plus d’eau… Plus de pluie… Pour mettre fin A cette sécheresse Qui envahit Notre terre Qui se craquelle…..
Photo : Simon Garden
« La terre sèche craque et ne peut plus attendre, Mais le ciel est trop bleu pour qu’on ose espérer. Le vent pose un linceul sur le sol surchauffé, Voilage arachnéen tout piqueté de cendres.
Pas une goutte d’eau sous le grand soleil fou Qui ravage les bois en les poudrant de roux, Et les fleurs assoiffées ont un teint bien trop pâle.
C’est aujourd’hui que les enfants Font manger la soupe à leur mère, Apprennent à lire à leur père Et font voler les éléphants : Tout est permis, tout est facile, Puisque c’est le Premier Avril ! Mon livre de calcul fleurit, Mon vélo agite ses ailes, La crémière est une gazelle, Et la Loire passe à Paris, Capitale de la Sicile, Pour fêter le Premier avril. J’ai entendu chanter mon chien, J’ai vu flotter une baleine, Dans un bocal de porcelaine. J’ai vu un Académicien, Embrasser un sergent de ville, Et vive le Premier Avril ! Ce qui gratte un peu dans le dos, Est-ce une tour de Notre Dame ? Un baiser ? un hippopotame ? Est-ce une corne d’escargot ? C’est peut-être une automobile ? Mais non ! c’est un poisson d’avril ! Petit poisson deviendra grand : Dans le salon où tu te caches, Si je t’attrape, je t’attache. Je pêche avec toi le printemps, Qui saute et qui danse au bout du fil Comme un joli Poisson d’avril Noël PRÉVOST
"Sur la route de Saint-Tropez,
Mimosa Monsieur, mimosa Madame
Sur la route de Saint-Tropez,
De Saint-Tropez à La Ciotat,
Cueillez le mimosa,
Cueillez-le pour l’offrir aux dames."
Robert DESNOS
Santon NOEL 2021 – La vendeuse de mimosa.
Tout au fond du jardin c’est une boule d’or Offerte par l’hiver aux terres provençales. Car janvier est bien gris, il fait très froid dehors, Mais des pompons citron narguent le grand mistral.
Il fait très froid dehors et l’on est en janvier, Et l’on sent le parfum délicat et ténu Que distille en douceur l’arbuste illuminé Où le soleil tout rond semble être suspendu.
Sa fragrance est semblable à la poudre de riz Qu’on posait autrefois sur le bout de son nez, Distillée par les fleurs, globules canari Explosant tous ensemble en millions de bouquets.
Car l’âme du soleil descendue sur la Terre S’est diffractée partout en minuscules sphères. Saupoudrés de doré et gorgés de lumière, Ces tout petits bouquets s’en vont vaincre l’hiver.