« Mon esprit est ailleurs, loin de la terre ferme Il vole bien plus haut, pour que rien ne l’enferme Mes idées sont vagues, je me cherche un chemin Je découvre ma place, espace sans lendemain.
Mon cœur est en voyage, il est sur répondeur Il n’est pas joignable, calmez donc vos ardeurs. Mon estomac se bat, pour ne pas succomber Le grand huit de la vie, il l’a bien affronté.
Mais où est donc mon corps, dans toute cette affaire Il vague à mes envies, ou se laisse-t-il faire Par l’avancée du monde, et son nouveau régent ? L’injustice est la reine, apprivoisant les gens. »
« Il est un sentier creux dans la vallée étroite, Qui ne sait trop s’il marche à gauche ou bien à droite. C’est plaisir d’y passer, lorsque Mai sur ses bords, Comme un jeune prodigue, égrène ses trésors. »
Les fleurs ne s’attendent à rien. Je les arrose quand même tous les matins. Le geste suffit….
Un jour viendra où je n’aurai besoin de rien. L’ensemble de mon avoir pourra tenir dans une seule phrase. Une robe, un stylo, un chapeau de paille et un soleil…….
N’importe où.
J’ai oublié le chat. Mais il ne m’appartient pas. Il suivra ou non. Il restera ici, je crois. Parmi les herbes familières, couché sur les odeurs apprises par cœur.
Je mettrai son image avec tout le reste, qui ne pèse rien….. Ces choses sans gravité.
« Venez, poussins, Asseyez-vous Je vais vous instruire sur l’œuf Dont tous vous venez, poussins.
L’œuf est rond Mais pas tout à fait Il serait plutôt ovoïde Avec une carapace Et vous en venez tous, poussins Il est blanc Pour votre race Crème ou même orangé Avec parfois collé Un brin de paille Mais ça, C’est un supplément A l’intérieur, il y a… Mais pour y voir Faut le casser Et alors d’où -vous poussins- sortirez ?«
« Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce ? Un serment fait d’un peu plus près, une promesse Plus précise, un aveu qui veut se confirmer, Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ; C’est un secret qui prend la bouche pour oreille, Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille, Une communion ayant un goût de fleur, Une façon d’un peu se respirer le cœur, Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme ! »
« Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d’esclavage ! Tu n’as que trop pleuré ton élément, l’amour ; Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour !
Que tu montes la nue, ou que tu rases l’onde, Souviens-toi de l’esclave en traversant le monde : L’esclave t’affranchit pour te rendre à l’amour ; Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! »
Vieux Lyon – collage – photo du 07/02/2025 – clic pour agrandir.
« Reste ici caché : demeure ! Dans une heure, D’un oeil ardent tu verras Sortir du bain l’ingénue, Toute nue, Croisant ses mains sur ses bras.
Car c’est un astre qui brille Qu’une fille Qui sort d’un bain au flot clair, Cherche s’il ne vient personne, Et frissonne, Toute mouillée au grand air. »
Victor Hugo, dans un poème extrait des Orientales.
Un enfant Ca vous décroche un rêve Ca le porte à ses lèvres Et ça part en chantant
Un enfant Avec un peu de chance Ca entend le silence Et ça pleure des diamants Et ça rit à n’en savoir que faire Et ça pleure en nous voyant pleurer Ca s’endort de l’or sous les paupières Et ça dort pour mieux nous faire rêver.
Un enfant Ca écoute le merle Qui dépose ses perles Sur la portée du vent
Un enfant C’est le dernier poète D’un monde qui s’entête A vouloir devenir grand Et ça demande si les nuages ont des ailes Et ça s’inquiète d’une neige tombée Et ça croit que nous sommes fidèles Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées.
Mais un enfant Et nous fuyons l’enfance Un enfant Et nous voilà passants Un enfant Et nous voilà patience Un enfant Et nous voilà passés