« Derrière les ennuis et les vastes chagrins Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse, Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse S’élancer vers les champs lumineux et sereins. »
Charles Baudelaire
Tristesses de la lune
Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse ; Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins, Qui d’une main distraite et légère caresse Avant de s’endormir le contour de ses seins,
Sur le dos satiné des molles avalanches, Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons, Et promène ses yeux sur les visions blanches Qui montent dans l’azur comme des floraisons.
Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive, Elle laisse filer une larme furtive, Un poète pieux, ennemi du sommeil,
Dans le creux de sa main prend cette larme pâle, Aux reflets irisés comme un fragment d’opale, Et la met dans son coeur loin des yeux du soleil.
« Quand Simon et Jude n’apportent pas la pluie, Elle n’arrive qu’à la Sainte-Cécile »
« Á la Saint-Simon, une mouche vaut un mouton. »
« Raisin cueilli à Saint-Simon, ne donne pas un vin bien bon. »
« Quand on voit des mouches à la Saint-Simon, les fermiers peuvent chanter une chanson. »
« À la Sainte-Simone, il faut avoir rentré ses pommes. »
OOOOOOOOOO
SIMON
Surnommé ‘Le Cananéen’ ou encore ‘Le Zélote’, il serait originaire de Cana, où il aurait eu l’occasion d’assister au premier miracle de Jésus (la transformation de l’eau en vin) et aurait ensuite décidé de le suivre. Simon est généralement associé à Saint-Jude, qu’il aurait rencontré après un retour d’Égypte et avec qui il aurait ensuite évangélisé la Perse.
Ils seraient tous deux morts en martyrs, mais il est difficile d’établir avec certitude de quelle manière.
Pour Simon, plusieurs hypothèses sont avancées par les auteurs : par décapitation pour certains auteurs, crucifiés pour d’autres, ou encore sciés en deux, ce qui expliquerait pourquoi Saint-Simon est souvent représenté avec une scie
et qu’il est le patron des scieurs (1er siècle)
« À la Saint-Luc, la pluie du vallon
fait de la neige sur le mont »
Les Luc sont enthousiastes et énergiques. C’est votre cas ?
« Fils d’une famille grecque païenne installée à Antioche. LUC étudie la médecine et commence à pratiquer, puis il se convertit et devient disciple de Saint-Paul.
Ensemble, ils évangélisent la Grèce et se rendent jusqu’à Rome.
Lorsque Paul est arrêté, Luc demeure à ses côté et il l’accompagne jusqu’à son martyre. Il retourne ensuite en Grèce, où il se consacre à l’écriture d’un Évangile (+ vers 74) »
Saint-Luc est le patron des artistes peintres, des relieurs, des bouchers, des médecins, des vitriers, des orfèvres qui travaillent l’or, des notaires, des sculpteurs, des fabricants de vitraux, des chirurgiens et des hommes…… célibataires.(!!)
« Le vieux piano de la plage
ne joue qu’en fa, quand fatigué
Le vieux piano de la plage possède un la, qui n’est pas gai
Un si cassé qui se désole
Un mi fané qui le console
Un do brûlé par le grand soleil du mois de juillet
Mais quand il joue pour moi les airs anciens que je préfère
Un frisson d’autrefois
M’emporte alors dans l’atmosphère
D’un grand bonheur dans une petite chambre
Mon jolie coeur du mois de septembre
Je pense encore encore à toi
Do mi si la
Le vieux piano de la plage ne joue qu’en sol en solitude. Le vieux piano de la plage à des clients dont l’habitude Est de danser samedi dimanche. Les autres jours seuls sur les planches Devant la mer qui se souvient il rêve sans fin… C’est alors que je sors tout courbatu De ma cachette que soudain dehors tremblant, ému, Devant lui je m’arrête Et c’est inouï tout ce que je retrouve Comme cette musique jolie m’éprouve Me fait du mal me fait du bien Je n’en sais trop rien
Adieu, adieu piano tu sais combien peuvent être cruelles Ces notes que tu joues faux mais dans mon coeur ouvrant ses ailes S’éveillent alors la douce rengaine De mon heureux sort ou de mes peines. Lorsque tu tapes, tapes, toute la semaine mais le samedi Quand les jeunesses débarquent Tu sais alors brigand de la plage Que ton souvenir les marque Et qu’un beau soir passé le bel âge
Un autre que moi devant la piste S’arrêtera là, et sera triste En écoutant, le coeur battant L’air d’ses vingt ans »
Fille d’un un couple de la noblesse des environs d’Aurillac (Cantal).
Promise au mariage, elle réussit à s’y soustraire et dès l’âge de 15 ans entre au couvent de Beaulieu.
Quelque temps plus tard, elle rejoint les religieuses hospitalières de Saint-Jean-en-Quercy. Cependant, elle est très mal acceptée par les autres soeurs et en souffre beaucoup. Elle possède par ailleurs le don de prophétie, connaît de fréquents épisodes d’extase et de nombreux miracles se produisent sur son tombeau (1309-1347) Sainte-Fleur est inscrire au 11 juin (jour de sa mort) au martyrologue de France.
Dicton
« Quand arrive la Sainte-Fleur,
pour aller au verger ce n’est plus l’heure. »
Le dicton du jour « Le sage dit qu’à la Sainte-Audrey, mieux vaut suer que grelotter. »
BONNE FETE AUDREY
« Fille du roi d’Anglie,
soeur de trois autres saintes
(Sexburge, Ethelburge et Withburge).
Veuve après seulement trois ans de mariage, elle fait le vœu de chasteté, mais doit se marier une nouvelle fois pour raisons d’État. Son époux devenant de plus en plus insistant pour consommer le mariage, elle s’enfuit, obtient l’annulation du mariage et devient religieuse.
Elle fonde ensuite l’abbaye d’Ely, dont elle devient l’abbesse et où elle passe le reste de sa vie, marquée de grandes austérités.
Elle décède d’une tumeur à la gorge (selon d’autres auteurs, elle serait décédée de la peste) (640-679) «
Sainte-Audrey est invoquée pour la guérison des maladies du cou et de la gorge.