(Réédition) – Selon l’air du temps…

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Ces mots qui, au gré des modes ou selon l’air du temps,
n’ont pas disparu…
mais ont tout doucement laissé glisser leur sens
pour s’adapter au parler quotidien…..

Ainsi « tuyau » ,
cet élément d’un conduit utilisé pour la circulation d’un produit,
devient un renseignement confidentiel…

Et son ami « tube », conçu pour conserver ,
est associé à des succès éphémères
qui résonnent bruyamment
et ne sont pas murmurés dans le « tuyau » de l’oreille.

Un « joint » par exemple, si discret,
qu’on ne s’aperçoit pas toujours qu’il devrait être changé,
lorsqu’on le trouve… et bien c’est la meilleure
manière de résoudre son problème !
Il devient sordide et est au premier rang des accusés
lorsqu’on parle de toxicomanie,
entraînant avec lui « herbe » .
On aimait s’y rouler….
maintenant on la roule pour justement faire des « joints » !
Stupéfiant , non ?

Et le « tube » est mis sur une « cassette »,
un truc en plastique et ruban qu’on bobine,
qu’Harpagon ne voudrait même plus….

Tiens ! même « bobine », ce petit cylindre de bois,
de métal ou de matière plastique, devient un visage drôle !

Et ces mots transformés en insultes ?

« Boudin », ce mets si délicieux, noir sur son lit de pommes
ou blanc, truffé et garni de morilles,
se retrouve pour désigner une fille peu gâtée par la nature
et dont personne ne veut…..

Que dire de ce dessert souvent à la crème : « tarte »,
une sotte …. ou une claque ?

de « poire » , parfois si juteuse,
qui plus elle est « bonne » plus elle est niaise !

Et la « daube » qu’on fait mijoter avec délices,
devient un travail de cochon !
L’ »asperge » qui abandonne sa sauce mousseline
pour devenir une grande « perche » !

Tiens, je tends la « perche »…
pour que vous constatiez que les animaux sont encore plus mal lotis…

Emprisonnée sur une carte, « puce » ne peut plus sauter
et « souris » déplore que les ordinateurs si perfectionnés
ne distribuent aucun petit morceau de gruyère !

« chameau » perd ses deux bosses pour vous asséner
que vous êtes désagréable, même acariâtre !

Petite bête de la campagne ou posé sur la table de toilette,
« Blaireau » n’est pas content de passer pour un imbécile !

Et le « rasoir » ? Ca devient franchement « rasoir » !

Et je ne vous parle pas de la petite « crevette »
qui sourit aux anges dans son berceau
et de « taupe » qui a quitté son trou
pour devenir vieille, derrière le bureau des impôts !

Si vous voulez, vous pouvez continuer…..
la liste est longue….

Si vous abandonnez le beurre, la confiture ou le miel,
vous pourrez faire une « tartine ».
Mais ne faîtes pas une « parabole »
vous en avez sûrement une sur le toit.de votre maison…..
ou sur votre balcon !

Avez-vous vraiment perdu votre « latin » ?
pourtant « latin » est encore en cuisine
et « latin » est encore en quartier à Paris sur la rive gauche de la Seine…
et « latin » est l’Italien … etc… etc….

Je pourrais ajouter à « perche » et « asperge »,
celle qui a un long cou « girafe »
qui a tout d’une grande mais n’en sort pas grandie….

Quant à « bringue » loin de faire bombance,
se retrouve aussi grande « bringue » dégingandée…

Quant à « chou » cabus, pommé, vert ou en fleur…
à la crême…..
« chou » nous régale… et certains ici sont « chou » !

« Baba » est toujours imbibé de rhum,
mais sommes-nous toujours « baba » cool ?

En tout cas je reste « baba » !

@monett

Paniers solidaires à Naples

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Dans les rues napolitaines,
des paniers en osier sont suspendus aux balcons des immeubles.
L’objectif de ce concept insolite :
permettre aux plus démunis de s’approvisionner
en nourriture pendant toute la durée du confinement.
Une merveilleuse initiative qui réchauffe les cœurs.

Dans un panier, on donne si on peut
et dans l’autre, on prend ce qu’on veut.
Rien de plus simple pour apporter un peu de réconfort
en ces temps de confinement.

À l’origine de ce très beau geste solidaire :
Angelo Picone, un habitant de Naples.

Voici le frais matin….

Voici le frais matin, mais tout sommeille encore ;
Les arbres sont rêveurs dans l’immobilité,
La nuit trace au fusain des tableaux que l’aurore
Couvrira d’un pastel sublime, la clarté !

Les oiseaux ont encore la tête sous leur aile ;
L’insecte, dans la fleur, n’ouvre pas ses rideaux,
Et l’onde dit un chant si timide et si frêle
Qu’on croirait qu’elle a peur dans le lit des ruisseaux.

Le silence est partout. L’infini se recueille ;
Les pâles visions meurent avec la nuit,
Et l’homme sous son toit, la bête sous sa feuille,
Éveillés ou dormant, ne font encore nul bruit.

Tout à coup le soleil paraît. L’azur flamboie,
Et la terre au grand ciel jette son cri d’amour…
Ainsi, quand tu surgis à mes yeux pleins de joie,
Délivré de la nuit, je chante un hymne au jour !
Jean Aicard.