C’est la dernière rose de l’été Abandonnée en fleur ; Toutes ces belles compagnes, Sans retour sont fanées ; Plus de fleur de sa parenté Plus de boutons de rose à l’article de la mort Pour réfléchir ses rougeurs, Et rendre soupir pour soupir.
Je te laisserai point chère solitaire, Languir sur ta tige ; Puisque sommeillent tes sœurs Va donc les rejoindre. Et par sympathie, je répandrai Tes feuilles sur le sol Où tes compagnes de jardin Gisent mortes et sans parfum.
Puissé-je te suivre bientôt Lorsque l’amitié s’émoussera Et que du cercle magique de l’amour Les gemmes se détacheront ; Quand les cœurs fidèles ne palpiteront plus Et que les êtres aimés auront disparu, Oh ! qui donc voudrait habiter seul En ce monde désert !
Thomas Moore (« Mélodies irlandaises », 1807-1834)
A ras bord… le bol déborde au ras des pâquerettes qui s’entassent Il se casse se fracasse même en rase-mottes ! Le temps passe La vie passe Les souvenirs trépassent Il est dans une impasse Rien ne se passe… Il en a ras le pompon et ras le bol !