Connaissez-vous la rose-lune Connaissez-vous la rose-temps L’autre ressemble autant à l’une Que dans le miroir de l’étang L’une à l’autre se reflétant
Connaissez-vous la rose-amère Faite de sel et de refus Celle qui fleurit sur la mer Entre le flux et le reflux Comme l’arc après qu’il a plu
La rose-songe et la rose-âme Par bottes au marché vendues La rose-jeu la rose-gamme Celle des amours défendues Et la rose des pas perdus
Connaissez-vous la rose-crainte Connaissez-vous la rose-nuit Toutes les deux qui semblent peintes Comme à la lèvre est peint le bruit Comme à l’arbre est pendu le fruit
Toutes les roses que je chante Toutes les roses de mon choix Toutes les roses que j’invente Je les vante en vain de ma voix Devant la Rose que je vois.
« La vie est fragile On danse sur un fil Quand l’âme vacille Dis, est-ce que ça vaut le coup de se relever? Si l’évidence après tout c’est de se laisser tomber Oui, ta différence est belle Et la beauté s’y révèle Je te prête le bleu du ciel, un peu de rose pour la vie Et tu colores de pastel les étoiles gauches de nos nuits Leurs lueurs te sont fidèles Je le lis dans tes prunelles Comme toi, je sais que La vie est fragile On danse sur un fil On erre à l’air libre On cherche un équilibre Et tu choisis les couleurs à mettre dans nos sillons Quand tu dessines le bonheur, tu luttes avec tes crayons Toutes les peintures t’émerveillent C’est vrai qu’elles te donnent des ailes…
« Un jour tu dictes nos pas L’autre tu redores le monde Et quand tu souris, p’tit gars Toutes les barrières s’effondrent Toi, dont les mots me surprennent Sais-tu, oh, combien je t’aime? Comme toi, je sais que La vie est fragile On danse sur un fil On erre à l’air libre On cherche un équilibre La vie est fragile On danse sur un fil Quand l’âme vacille On peut perdre l’équilibre Et comme un courant d’air Tu te laisses porter L’espoir en bandoulière Tu voyages léger Mon extraordinaire, vivre à tes côtés C’est changer de repères, c’est réinventer La vie est fragile On danse sur un fil Quand l’âme vacille On peut perdre l’équilibre La vie est fragile On danse sur un fil On erre à l’air libre On cherche un équilibre La vie est fragile On danse sur un fil Quand l’âme vacille On peut perdre l’équilibre La vie est fragile On danse sur un fil Quand l’âme vacille On cherche un équilibre La vie est fragile On danse sur un fil Quand l’âme vacille On peut perdre l’équilibre… »
« C’est à nous, et à nous seuls, qu’il revient de réfléchir, d’analyser et de prendre des risques pour rester libres. Libres de nous engager et d’être ce que nous voulons. C’est à nous, et à personne d’autre, qu’il revient de trouver les mots, de les prononcer, de les écrire avec force, pour couvrir le son des couteaux sous nos gorges. À nous de rire, de dessiner, d’aimer, de jouir de nos libertés, de vivre la tête haute, face à des fanatiques qui voudraient nous imposer leur monde de névroses et de frustration – en coproduction avec des universitaires gavés de communautarisme anglo-saxon et des intellectuels qui sont les héritiers de ceux qui ont soutenu parmi les pires dictateurs du XXe siècle, de Staline à Pol Pot. »
J’ai fait mon sac cent fois Jamais sûr d’être au bon endroit J’regarde le monde et j’m’y fais pas Immonde et sublime à la fois J’me pose mille questions par jour J’suis au tiers du parcours Est-ce que vivre vieux Vaut le détour ?
On veut marquer l’histoire, manger le monde Hanter les mémoires L’ego s’égare alors on tombe À travers le miroir De jeune et docile, on finit fossile Est-ce que penser à demain est utile ? Ou dérisoire
J’suis prêt à m’battre encore mille ans Et j’vais l’faire pour mes enfants Avant j’avais jamais peur Puis j’suis devenu parent J’ai peur de l’avenir Non pas du mien mais du leur Non pas des liens mais du pire Montent les mers, fanent les fleurs
Les anciens nous enseignent, les gamins les emmerdent et tout ça ne changera pas C’est fini l’élève, fini les rêves, fini les « dis, papa » Toi qu’as vécu mille vies, qu’est-ce qu’en t’en dis ? Est-ce que la vie se vit au paradis ? Ou ici-bas ?
Maintenant mais pas après Chéris l’instant, balaie le passé Certains voudraient vivre vieux C’est une erreur, faut vivre mieux Maintenant mais pas après Chéris les gens, balaie les regrets Certains voudraient vivre vieux Moi, j’ai pas l’heure, tant mieux
J’ai fait mon sac cent fois Un jour, on l’fera pour moi Et j’le saurai même pas Mais ce sera la dernière fois J’y pense jamais, pourtant j’devrais Pourtant je sais que j’vais pleurer Si j’ai rien vécu d’ici-là
Donnez-moi d’être pardonné Jetez-moi si j’ai rejeté À quoi bon le pouvoir des mots S’il ne sert au devoir d’aimer Pour garder l’ivresse de ma jeunesse Pour tenir mon cœur allumé Dis-moi le secret
C’est maintenant mais pas après Chéris l’instant, balaie le passé Certains voudraient vivre vieux C’est une erreur, faut vivre mieux Maintenant mais pas après Chéris les gens, balaie les regrets Certains voudraient vivre vieux Moi, j’ai pas l’heure, tant mieux
Certains voudraient vivre vieux Moi, j’veux partir Heureux
« Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine. Je continuerai à construire, même si les autres détruisent. Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre. Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité. Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte. Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent. Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes. Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur. Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse. J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter… Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. »
Abbé Pierre
Il a marqué l’Histoire par son humanité et sa bonté : l’Abbé Pierre est incarné par l’acteur Benjamin Lavernhe au cinéma dans un biopic très attendu. le réalisateur français Frédéric Tellier a la lourde tâche de raconter la vie et le parcours intérieur de cet homme tant admiré, dans son film L’Abbé Pierre – Une vie de combats, en salle le 8 novembre prochain.