« En voyage, on s’arrête, on descend de voiture ; Puis entre deux maisons on passe à l’aventure, Des chevaux, de la route et des fouets, étourdi, L’oeil fatigué de voir et le corps engourdi.
Et voici tout à coup, silencieuse et verte, Une vallée humide et de lilas couverte, Un ruisseau qui murmure entre les peupliers, – Et la route et le bruit sont bien vite oubliés !
On se couche dans l’herbe et l’on s’écoute vivre, De l’odeur du foin vert à loisir on s’enivre, Et sans penser à rien on regarde les cieux… Hélas ! une voix crie : « En voiture, messieurs ! »
Il pleut fort sur la grand’route…mais, heureux, ils « roulent » à toute vitesse !
Ils s’amusent bien… et pour une fois vont échapper « à la persillade »…
Même elle, elle est contente, de s’être échappée pour la première fois de son illustre musée ! Avec son joli parapluie tout neuf… elle sourit à qui elle veut …
Tu peux bien me renier, me bannir et me fuir Tu peux bien m’insulter, m’ignorer et me dire Que t’es plus mon enfant et que je sers à rien Et que je perds mon temps, car je fais jamais bien Tu peux claquer les portes et crier le plus fort Espérer qu’on m’emporte et même vouloir ma mort Ça n’est pas important, car je t’ai dans les veines Et je reste parent et ce quoiqu’il advienne
Et je remonterai encore la couverture Au milieu de la nuit juste pour être sûr Que t’as pas froid aux pieds et du bout de mes lèvres Oui, je t’embrasserai pour voir si t’as d’la fièvre Oui, je remonterai encore la couverture Toujours nuit après nuit juste pour être sûr Et je rappliquerai au milieu des cauchemars Pour te dire que c’est pas vrai y a personne dans l’placard
Oui, je remonterai encore la couverture Oui, je remonterai encore la couverture
Tu peux bien tout jeter tout ce qu’on t’a donné Tu peux bien tout casser même le plus beau d’tes jouets Tu peux bien foutre en l’air toute notre éducation Et dire qu’on a juste l’air d’être vieux et trop cons Mais j’aurai toujours mal en te voyant tomber Toujours comme un réflexe, comme si moi, je tombais Et toujours dans tes larmes, je t’accompagnerai Je contiendrai les miennes pour mieux te rassurer
Et je remonterai encore la couverture Au milieu de la nuit juste pour être sûr Que t’as pas froid aux pieds et du bout de mes lèvres Oui, je t’embrasserai pour voir si t’as d’la fièvre Oui, je remonterai encore la couverture Toujours nuit après nuit juste pour être sûr Et je rappliquerai au milieu des cauchemars Pour te dire que c’est pas vrai y a personne dans l’placard
Oui, je remonterai encore la couverture Oui, je remonterai encore la couverture