Le monde s’écroule semble avoir été conçu
pour nous accompagner dans notre confinement…..
« A peine aperçue, voilà qu’elle s’en va
La seule qui savait ce que je n’sais pas
Les autos qui glissent effacent chaque fois
Encore un peu plus la trace de ses pas
Chercher dans la ville, autour des néons
Acheter des annuaires, y guetter son nom
Le long des av’nues, je parle tout bas
À des réverbères qui ne m’répondent pas
Au dessus des toits, c’est drôle comme on entend parfois
Monter de la rue ces mots de tristesse et de joie »
« Le monde s’écroule, mais le monde c’est quoi
Juste une grosse boule qui roule sous nos pas
La terre est ronde, mais la terre c’est quoi
Juste une seconde qui n’en finit pas
Juste une seconde qui n’en finit pas
Passer des hivers de ces nuits glacées
Je mets le cap vers l’éternel été
Un bateau m’emmène et je n’vois plus rien
Que la croix… »
L’intégralité des revenus et des droits
générés par cette chanson
est reversée à la Croix-Rouge française.
Combien de Blandine, de Thibaut, de Fanny, Vont boire un café et puis, Sauter dans un jean, un métro, un taxi, Et sortir sans faire de bruit, Et sortir sans faire de bruit.
Combien de Paul, de Pierre, de Mai-anh et d’Hadji, Vont aller faire aujourd’hui La même chose qu’hier, eux ce qu’ils ont choisi C’est d’aller sauver des vies, C’est d’aller sauver des vies.
Ils disent on masque nos peurs, On rassure on sourit Si dur parfois qu’on pleure aussi, On voit comme on en meurt, On voit qu’on en guérit, Il ne faut pas qu’on oublie Le beau temps après la pluie
Que peut-on faire de mieux A Mulhouse, à Paris Que de boire un café et puis Tuer le temps comme on peut, Parler à un ami, Alors c’est vrai ce qu’on dit, Alors c’est vrai ce qu’on dit ?
Sur nos fausses colères, Sur nos vaines envies, Sur le temps qu’on perd A tromper l’ennui, Comme on s’est trompés de guerre, Comme elle est belle la vie, Combien sont morts aujourd’hui, Combien sont morts aujourd’hui ?
Je pense à Blandine, à Thibaut, à Fanny, Comme ils sont beaux ceux qui bravent la nuit Je pense à ce monde à faire, De ce monde meurtri, Il ne faut pas qu’on oublie, Il ne faut pas qu’on oublie, De faire le beau temps après la pluie, Le beau temps après la pluie.