Réveil matin Le soleil se lève Chassant les petits nuages gris Rayant le ciel en demi- teinte Pour installer sa palette de couleurs Au dessus des silhouettes sombres encore somnolentes. Du gris, du rose, du blanc… Les minutes se suivent Dans un long silence Bientôt la lumière du jour Va envahir la campagne endormie. @monett
Selon la coutume, un tilleul a été planté il y a bien des années…. devant la ferme, devenue notre « Campagne » familiale Cela indiquait aux passants qu’ils y trouveraient l’hospitalité…
Ombre fraiche en été… Petites fleurs jaunes très odorantes appréciées des abeilles. Cueillies et séchées pour infusion…
Et le voici aujourd’hui bouquet immense gelé et scintillant !
Abderhamane, Martin, David Et si le ciel était vide Tant de processions, tant de têtes inclinées Tant de capuchons tant de peur souhaitées Tant de démagogues de Temples de Synagogues Tant de mains pressées, de prières empressées Tant d’angélus Ding Qui résonne Et si en plus Ding Y’a personne Abderhamane, Martin, David Et si le ciel était vide Il y a tant de torpeurs De musiques antalgiques Tant d’anti-douleurs dans ces jolis cantiques Il y a tant de questions et tant de mystères Tant de compassions et tant de révolvers Tant d’angélus Ding Qui résonne Et si en plus Ding Y’a personne Arour hachem, Inch Allah Are Krishhna, Alléluia Abderhamane, Martin, David Et si le ciel était vide Si toutes les balles traçantes Toutes les armes de poing Toutes les femmes ignorantes Ces enfants orphelins Si ces vies qui chavirent Ces yeux mouillés Ce n’était que le vieux plaisir De zigouiller Et l’angélus Ding Qui résonne Et si en plus Ding Y’a personne Et l’angélus Ding Qui résonne Et si en plus Ding Y’a personne…….
La maison sous les arbres Est en pierres de lune, Posées une à une Comme des brindilles Sur un nid d’oiseaux, Des diamants qui brillent Sur de l’eau.
La maison sous les arbres Est en pierres de lune, Posées une à une Comme des brindilles Pour te faire un nid. Ce sera ton nid, Ton abri.
La maison sous les arbres N’aura que des fenêtres Et un toit peut-être Où les hirondelles Et leurs hirondeaux Rangeront leurs ailes En duo.
Reviens, je l’ai faite pour toi De mes mains. Elle a besoin de toi, Tu vois bien ! Elle est sans raison Et n’a pas de nom Sans toi.
La maison sous les arbres Est en pierres de lune, Posées une à une. Mais pour l’habiter, C’est bien entendu, Tu devras marcher Les pieds nus, Les pieds nus
« Ô poètes, troublés d’un éternel émoi, N’avez-vous pas souvent envié comme moi Le paisible bonheur d’un pêcheur à la ligne ? »
Clic pour agrandir. Photo trouvé sur le Net
Les pieds dans l’eau, bien plus persévérant qu’habile, Portant, pendue au col, sa boîte aux asticots, Sous l’arche du vieux pont sombre et pleine d’échos, Le pêcheur s’est tenu, tout le jour, immobile.
Il ne voit ni le soir qui tombe, ni la ville Qui s’endort dans des bruits vagues et musicaux, Ni, sur les quais, à des intervalles égaux, Le gaz qui fait éclore une étoile débile.
Puis, quand il ne peut plus observer les plongeons De son liège, content de trois maigres goujons, A rentrer au logis enfin il se résigne.
Ô poètes, troublés d’un éternel émoi, N’avez-vous pas souvent envié comme moi Le paisible bonheur d’un pêcheur à la ligne ?
“Un bon pêcheur meurt debout dans sa barque.” Proverbe québécois
“Il ne faut pas vouloir la mort du pécheur, fut-il à la ligne.” Paul-Jean Toulet
“Tous les hommes sont à la fois pécheurs et saints quand ils ne sont pas criminels et martyrs.” Guillaume Apollinaire
“Mais, per la Madonna ! je ne me trompe pas : c’est Tintin et son ami le patron-pêcheur Bardock ! Je vais les accueillir. L’Art doit ouvrir ses bras aux enfants de l’Aventure !” Hergé