« C’était censé être la vidéo spéciale pour Halloween, mais elle s’est avérée être l’une des œuvres les plus complexes que j’ai jamais réalisées. Bienvenue dans mon atelier de sculpture sur bois. Il m’a fallu des milliers de morceaux de bois, de corde, de fer, d’aluminium et trois semaines de travail intense pour terminer ce Macabre Orchestra, j’espère qu’il vous impressionnera avec les notes sombres du Dies Irae de Giuseppe Verdi »
C’est la dernière rose de l’été Abandonnée en fleur ; Toutes ces belles compagnes, Sans retour sont fanées ; Plus de fleur de sa parenté Plus de boutons de rose à l’article de la mort Pour réfléchir ses rougeurs, Et rendre soupir pour soupir.
Je te laisserai point chère solitaire, Languir sur ta tige ; Puisque sommeillent tes sœurs Va donc les rejoindre. Et par sympathie, je répandrai Tes feuilles sur le sol Où tes compagnes de jardin Gisent mortes et sans parfum.
Puissé-je te suivre bientôt Lorsque l’amitié s’émoussera Et que du cercle magique de l’amour Les gemmes se détacheront ; Quand les cœurs fidèles ne palpiteront plus Et que les êtres aimés auront disparu, Oh ! qui donc voudrait habiter seul En ce monde désert !
Thomas Moore (« Mélodies irlandaises », 1807-1834)
A ras bord… le bol déborde au ras des pâquerettes qui s’entassent Il se casse se fracasse même en rase-mottes ! Le temps passe La vie passe Les souvenirs trépassent Il est dans une impasse Rien ne se passe… Il en a ras le pompon et ras le bol !
Ne serait-ce qu’une fois hélas Ne serait-ce qu’un instant fugace Les mains sales, les ongles pleins de crasse Aurai-je su toucher la grâce?
Ne serait-ce même qu’en surface Avec le bout de la godasse Comme on pousse une vieille carcasse Aurai-je su toucher la grâce?
Aurais-je su toucher les gens Autant que ceux qui m’ont touché? Aurais-je sans l’avoir cherché Parlé d’eux en parlant de moi? Aurais-je su toucher les gens
Autant que ceux qui m’ont touché? Trouver la part d’humanité Qu’on a tous indifféremment Ne serait-ce que de guerre lasse
Sans ne plus y croire des masses Tabassé par la vie qui tabasse Aurai-je su fondre la glace? Trouver une voie dans les congères
Jusqu’au cœur de mes congénères Avant que je tombe en disgrâce Aurai-je effleuré cette grâce? Aurai-je su toucher les gens
Autant que ceux qui m’ont touché? Aurai-je sans l’avoir cherché Parlé d’eux en parlant de moi? Aurai-je su toucher les gens
Autant que ceux qui m’ont touché? Trouver la part d’humanité Qu’on a tous indifféremment…..
On s’aime et c’est difficile On s’attache avec des fils Des serments d’amour inutilement On s’aime et c’est tellement dur On s’crie dessus, on s’griffe la figure On se regarde toujours si durement
Dis-moi que tu les abandonnes Ces baisers, ces tourments Donnés par les autres personnes Avant J’en ai des mots d’amour qui sonnent Mais maladivement Cachés comme chez les autres hommes Dedans
On s’aime et la vie veut qu’on joue Des rôles qui nous coulent sur les joues Comme deux capricieux, capricieusement Jaloux de la pluie qui touche tes cheveux Jalouse des choses que voient tes yeux On se regarde toujours jalousement
Dis-moi que tu les abandonnes Ces baisers, ces tourments Donnés par les autres personnes Avant J’en ai des mots d’amour qui sonnent Mais maladivement Cachés, comme chez les autres hommes Dedans
Un jour on va partir dans l’air Et la vie sera Passée tout contre toi J’espère…..